Danses Urbaines au Sénégal – l’Histoire

Au Sénégal, les cultures urbaines sont fortement associées au mouvement Hip Hop étendu sur l’ensemble du territoire.

Ce secteur représente un mouvement culturel en plein essor depuis les années 80, offrant un potentiel artistique intéressant et prisé des jeunes générations.

Des les années 1990, l’émergence de groupes de danse hiphop commence à se manifester. “SoulBody Ground”, “Crazy Elements”, “Xtreme BBoys”… les jeunes danseurs sénégalais s’inspirent entre eux, l’accès aux modes de diffusion internet n’étant pas encore répandu comme à l’heure actuelle. La majorité des danseurs s’intéresse à la technique du breakdance, une danse au sol aux figures acrobatiques impressionnantes.

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Groupes de danse hiphop a Dakar (fin des années 1990-debut des années 2000) Credit photos: Association Yengul Hiphop

Les danseurs s’entrainent chez eux, dans la rue ou, lorsqu’ils en ont la chance, dans une vraie salle de danse. C’est l’époque des 1ers “battles” (compétitions) de danse hiphop organisées dans des espaces et avec du matériel de fortune. On peut voir les jeunes danseurs s’entrainer pendant des heures, rager, distendre leur corps, travailler sans relâche jusqu’à atteindre le moment inespéré où la figure tant attendue vient a eux. Toute une énergie se dégage lors de ces compétitions, où l’important n’est pas juste d’être le plus fort, mais aussi de défendre ses couleurs, son groupe, son drapeau. Se battre pour sa passion.

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Quelques groupes de danse venant d’Europe se rendent au Sénégal mais de façon très ponctuelle, l’intervention la plus connue étant celle du groupe Wanted Possee à Dakar en 2003. Le manque d’infrastructures et de visibilité des danseurs urbains rendent ces interventions encore rares. Le mouvement hiphop continue lentement de se développer pendant les années 2000. Les événements autour des danses hiphop sont plus nombreux, organisés par des associations de danse urbaine: Battle National organisé par l’association Kaay Fecc, réunissant tous les danseurs hiphop du Sénégal, Nuit de la Danse par l’association SNBBattle Urbanation Bboys…

AUJOURD’HUI…

La culture urbaine s’est rapidement implantée au Sénégal depuis le milieu des années 1980. En zone urbaine, les jeunes représentent près de 40% de la population totale.

Dans les aires urbaines du Sénégal tout entier, de nombreux jeunes venant de quartiers défavorisés pratiquent l’art de la danse comme une échappatoire à leur quotidien. Le souhait premier de ces jeunes est de pouvoir pratiquer leur passion de manière saine et constructive.

Groupes de danse hiphop a Dakar (2013)  Credit photos: Calo Yeleen Vision 

Le fil conducteur de SUNU Street :

Nous visons a la mise en place d’une structure organisée et opérationnelle permettant la revalorisation de la danse urbaine comme une activité sociale constructive. Notre but est la reconnaissance des danseurs urbains, par l’entreprise et la réalisation de projets artistiques, la professionnalisation, la production et diffusion des oeuvres realisées. 

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