Mais où est Tishou ?

SUNU Street met en place des sessions « Carte blanche ».
Il s’agit d’ateliers de danse proposés aux membres du projet, menés par différentes compagnies et/ou artistes.

Le 24 avril 2014, la Compagnie A Part Être prenait donc les commandes d’une Carte blanche pour une séance riche en émotion.

En voici le récit…

« Mais où est Tishou ? Où sont les filles, Christine et Johanna ? »

-« Son atelier était fort, on a besoin d’elle ici, j’ai beaucoup appris sur moi-même… »

Ils ont tous été touchés droit au cœur par cette carte blanche de la Compagnie A Part Être, et nous l’avons tous été !
On aurait pu s’attendre à un cours de danse basé sur l’approche technique du Hip-hop, mais ce qui a été proposé aux jeunes danseurs fut bien plus :

Un échauffement du corps en grande pompe et nous commençons l’exploration de nos sens ; une rencontre avec le danseur intérieur qui sommeil, ou plutôt, qui rugi en nous.
Pour commencer, une simple instruction : se présenter !
« Qui es-tu ? »

Mais l’exercice n’est pas si facile. Comment l’exprimer avec son corps ? Comment prendre la parole dans ce cercle sans peur ?
« Quel est ton ingrédient ? »

Tes compagnons sont la musique, l’espace, nous,
public « bienveillant »
Nous avançons dans l’exercice, et faisons ainsi la connaissance des danseurs, des êtres magnifiques qui ont beaucoup à dire, à crier, à pleurer…
Les cœurs s’ouvrent, tout le monde veut savoir, veut sentir, et tour à tour nous comprenons, nous nous libérons, confiants.

B.Boy Ping-Pong nous dit son nom, timidement. Il doit danser qui il est, au delà de sa technique. Puis la voix se fait plus forte, les regards son adressés, l’énergie est propagée. Maintenant il vient vers nous, un par un, maillon de la chaine circulaire, il nous chuchote, nous cri, nous sourit son nom et il danse, il danse…
« Et junior ? Qu’as-tu à nous dire ? »
Un danseur handicapé ?
Ce n’est pas ce que l’on voit, ce n’est pas qui il est !
Junior est un danseur passionné et passionnant, un danseur plein de force, de vitalité et de sensibilité… rien à envier à personne.

Nous continuons l’exercice, en espérant que cela ne s’arrête pas.
Nous explorons le goût. Nous questionnons nos cinq sens. Comment s’en servir pour être interprète ? Comment danser… un tiep ? Une mangue ? Du beurre ? Une glace à la vanille ?
Visualiser, sentir, incarner, imaginer, conceptualiser la texture et le corps qui découvre beaucoup ce soir-là.

Autour de ce cercle s’est déroulée aujourd’hui une rencontre inoubliable, unique et sincère ; une connexion entre des danseurs qui ont fait face à leur « moi » intérieur, à la dure tâche qu’est de dire la vérité et de laisser les autres lire en eux.

Nous nous sommes découverts, encouragés, respectés, touchés. C’est bien là la meilleure récompense pour SUNU Street que de voir se réaliser une alchimie parfaite. Une alchimie qui pourrait paraître évidente mais qui demande en réalité beaucoup de travail et de réflexion. Un travail qui a porté ses fruits.
Nous n’avons fait qu’ « Un » ce soir, avec toutes les spécificités de chacun, nous avons créé une identité riche.
Qui sommes-nous ?
SUNU Street !

Un immense merci à Tishou, Johanna et Christine pour ce moment exceptionnel. Merci pour toutes ces clés qui nous ont été apportées afin d’ouvrir les portes de nos libertés.

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s