Roots Empire fait Carte blanche

Dans la continuité des “Carte blanche“, SUNU Street recevait le 1er mai dernier la compagnie Roots Empire pour une intense session de danse.

En voici le récit…

Il était une fois croire en la possibilité de changer le monde. Le changer, à travers le partage, le travail, la pratique, l’entre aide, l’écoute, valeurs des cultures urbaines et de SUNU Street.
Le regard porté vers l’horizon.

L’identité des danseurs est décidément au centre des activités SUNU Street. Le sujet d’actualité est riche, inépuisable et au centre de tous les débats.

Ce sont ces préoccupations que le collectif sénégalais de Krump Roots Empire reprend en investissant l’espace SUNU Street pour une carte blanche « buck ».

Un bref rappel des bases KRUMP, Stomp, Chest pop et arm Swing et c’est parti !

Le motif du cercle est à nouveau le plus approprié. Les membres de Roots Empire sont successivement professeurs et encerclent les danseurs qui suivent le parcours du combattant Krump.
Un focus sur le caractère et le « perso » chez les danseurs de Krump amène à la notion importante du « lâcher prise ».
L’exercice fonctionne ici aussi ; « Krumper » en utilisant tout ce qui est en nous, nos origines, nos traditions et ce que nous aimons dans notre culture.

La problématique :
Comment allier ses origines africaines traditionnelles et sa culture hip-hop ? Dans sa gestuelle de danse, est-il possible d’intégrer des mouvements de danse traditionnelle ? Est-ce pertinent ? Doit-on s’adapter aux codes des danses urbaines ? Jusqu’à quel point ces deux danses sont-elles compatibles ?

Autant de questions qui se posent et auxquelles les danseurs vont tenter de répondre.
Les avis divergent ; il y a ceux qui font transparaitre leur origine africaine dans leur danse hip-hop et ceux qui ne le souhaitent pas.
Des codes différents, des langues différentes peuvent-elles être utilisées dans le même discours « dansé » et être comprises de tous ? Nous retiendrons ces mots : «Apprenons à ne pas tous être d’accord».

Cela fonctionne et les énergies sont bonnes. De belles scènes de connexion entre les danseurs nous font réaliser l’importance de ces rassemblements et de ces débats. Nous apprenons de plus en plus sur les uns et les autres. Nous voyons un de nos objectifs se réaliser ; fédérer les énergies et amener un esprit solidaire entre les danseurs aux différents styles de danse.

Au final, les danses africaines sont composées de trois éléments : contraction, tribulation et ondulation. Il est intéressant de constater que l’on retrouve ces composantes dans la majorité des danses.

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