AUDITIONS – DAKAR

Des frissons ! C’est un peu ce que toute l’Equipe SUNU Street a ressenti lors de cette, tant attendue, audition de Dakar, au Centre Culturel Blaise Senghor, ce vendredi 20 juin dernier.

Quelle émotion que de voir ici réunis plus d’une trentaine de danseurs à l’énergie débordante. Les heures passèrent, la fatigue se faisait ressentir et pourtant, personne ne se décourageait. Cette vitrine qu’ils constituaient était celle d’une envie sans faille et d’une persévérance impressionnante.

Nous ne pouvions qu’être impressionnés.

Cette audition représentait l’aboutissement de plusieurs mois de travail et les danseurs étaient si nombreux, si déterminés à vouloir faire partie de l’aventure SUNU Street… Nous ne pouvions qu’être émus.

Mais l’émotion ne fut pas uniquement palpable à Dakar, il y eut aussi Thiès, le lundi 23 juin sans compter les auditions précédentes à St-Louis, Kaolack et Pikine que nous avions déjà évoqué dans un post passé.
Tant de rencontres enrichissantes, de moments forts qui font grandir SUNU Street.

Déterminer quels seront ceux qui vont être sélectionnés est une tâche compliquée. Mais quoiqu’il arrive, nous tenions à remercier chaque candidat pour l’énergie qu’il a libéré lors de l’audition qui le concernait.
Nous tenions également à remercier Romuald, Pape Sangone Vieira et Ciré Cissé pour leur implication dans ces auditions. Sans eux, rien n’aurait été.

Et un grand merci à vous, qui êtes de plus en plus nombreux à nous suivre.

SUNU Street, c’est NOUS !

Auditions SUNU Street

Après les auditions à St Louis le 14 juin dernier et à Kaolack le 17 juin, préparez-vous pour les prochaines éditions et retenez-en les dates ! 

Le jeudi 19 juin prochain : Présélections à Pikine, au Centre Culturel Léopold Sédar Senghor (locaux d’Africulturban) à 14h.

Le vendredi 20 et le samedi 21 juin : Auditions à Dakar, au Centre Culturel Blaise Senghor (quartier FASS) à 14h. 

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Le lundi 23 : Auditions à Thiès au Centre Culturel Régional, à 14h

Nous vous y attendons nombreux et espérons que les auditions à venir connaîtront un succès similaire à celui des précédentes éditions.

A très vite,

L’Equipe SUNU Street

Premier SUNU Talk

Le 29 mai dernier, se réunissaient anciennes et nouvelles générations du monde hip-hop afin d’animer le tout premier SUNU Talk de l’histoire de SUNU Street. Une première édition reçue avec un tel engouement que nous pouvons avoir confiance en l’avenir de cette table ronde aux règles… peu communes !

En voici le récit…

Six intervenants, des jeunes et… des moins jeunes ? Qu’importe, la danse urbaine réunit les générations, les crews, les hommes, les femmes et c’est sur cette notion que s’appuie en partie le projet SUNU Street. Un esprit de cohabitation, de partage, une envie d’abattre les frontières, telles sont les valeurs que nous souhaitons exploiter au quotidien. Valeurs sur lesquelles nous nous reposons afin de proposer toujours plus d’activités aux danseurs curieux d’y participer. C’est ainsi qu’est né le SUNU Talk.

Le concept est simple : une table ronde, des invités, des modérateurs, un public et un sujet.

Pour cette première édition, l’équipe s’est arrêtée sur l’évolution de la danse hip-hop depuis sa révélation en tant que telle à nos jours.

Nous recevions alors trois représentants de la « nouvelle génération », Abdoulaye Diallo, dit « Abdallah », membre des Punishers Crew, Pierre Belleka, dit « Dexter », membre des Roots Empire et Aïda Camara, membre de Danse Fé.

Face à eux les représentants de « l’ancienne génération », plus âgés d’une dizaine voire d’une quinzaine d’années. Bayano, Octave, membre pionnier du groupe Xtreme Bboys et Papis Ba, représentant l’un des plus anciens groupes ; Soul Body Ground, étaient présents.

Après que chaque intervenant ait présenté son parcours, la première question donne rapidement le ton du SUNU Talk ; qu’est-ce que le hip-hop selon vous ? Pensez-vous qu’il y ait un « avant » et un « après » ?
Les esprits des intervenants s’échauffent, se rencontrent et se heurtent. Des mains levées se dessinent tour à tour, témoins de l’intérêt et de la curiosité du public désireux de prendre part à la table ronde.
Une heure et demie, voire deux heures durant, les représentants des deux générations défendent leur position avec conviction. Les arguments et les constats fusent.

L’ancienne génération :

“La génération actuelle bénéficie de plus d’événements et donc, de visibilité. Notre but était de conduire la danse hip-hop à ce niveau.” Papis

“Le hip-hop avant, c’était de la passion, dorénavant c’est de la motivation. C’est devenu un moyen de réussir, c’est un ascenseur social.” Bayano

“Auparavant, la structure de la danse urbaine était bien définie et bien organisée, aujourd’hui, tout part dans tous les sens.” Octave

La nouvelle génération :

“On ne peut pas vraiment parler d’un avant et d’un après. Si rupture il y a eu, cela s’est effectué avec les nouvelles technologies. Des différences existent, en ce qui concerne les lieux dans lesquels nous dansons, l’idéologie que nous véhiculons, l’appartenance à notre crew, mais l’essence du mouvement est restée la même.” Aïda

“Avant, il y avait un côté informel, illégal alors qu’à présent c’est plus médiatisé.” Aïda

“Aujourd’hui, le hip-hop est davantage utilisé pour plaire, séduire. Les filles sont impressionnées et les fans sont nés, ils existent. Nous avons perdu en émotion.” Dexter

“Le hip hop c’est la liberté, ça nous permet de nous exprimer, c’est une façon de régler les conflits. Il est important de trouver l’équilibre entre préservation des racines et évolution.” Abdallah

Mais au-delà des oppositions, les esprits se rejoignent pour dire que la nouvelle génération a désormais toutes les clefs en mains pour réussir et que le dialogue est inexistant entre les générations. EST inexistant ou ETAIT inexistant ? Sans vraiment sans rendre compte SUNU Street a mise en place la première interaction qui fut jamais proposée entre les différentes générations de la danse urbaine.

Les remerciements des intervenants font chaud au cœur et nous encouragent à nous dépasser, toujours plus, pour vous proposer des activités qui puissent servir davantage la danse urbaine.

Pendant près de trois heures, nous nous enrichissons les uns, les autres. Le message vidéo de Bboy Freeze, les interventions de Chico qui, dissimulé dans le public, partageait son expérience de précurseur en danse urbaine (un des premiers activistes hip-hop au Sénégal), la ferveur du public qui clôt le débat par ses interventions en wolof sont autant d’éléments qui ont fait du SUNU Talk un moment fort.

Une première qui vous doit tout, vous, public attentif et concerné, vous, intervenants impliqués et passionnés, vous, partenaires de l’ombre attentionnés… et un peu nous et vous aussi, membres de l’équipe SUNU Street, utopistes de la première heure qui veulent soutenir et accompagner les danseurs sénégalais.

Utopistes ou généreux ? Utopistes ou confiants ? Utopistes ou ambitieux ?

Et si nous étions tous ces hommes à la fois ? Et si VOUS étiez tous ces hommes à la fois ?

La famille SUNU Street s’agrandit un peu plus chaque jour et c’est en vous qu’elle trouve ses ressources.

Alors à tous cela, un seul mot…

MERCI

Les HIP-HOP GAMES Concept font Carte Blanche à Dakar

L’équipe des Hip-Hop Games Concept est hyperactive, et nous, ça nous va bien !
Après une superbe édition à la Villette, l’équipe globe-trotteuse composée de Romu, Malick, Bens, Nans et Azzedine embarque direction Dakar, Sénégal.

YA SALAM !!

Une carte blanche SUNU STREET s’impose !! Et ça s’annonce lourd.
Laissons place à l’univers des « Jeux de la danse », un concept novateur, convivial et festif basé sur l’improvisation et l’interprétation, où des artistes donnent libre cours à leurs émotions, leur imagination et leur créativité.

Pour la première fois les danseurs sénégalais se prêtent aux jeux de l’improvisation, et pas n’importe lesquels :

– La « Playlist variée » : savoir changer d’état et d’univers dans l’instant

– La « Roulette d’accessoires » : ou comment choisir d’accompagner ou détourner un objet.

– L’épreuve des « Sources » : rentrer dans l’univers d’un artiste sans le connaitre

– La « Contrainte d’espace » : en équipe, appréhender en mouvement des espaces définis, s’en servir, les détourner, les inventer…

– Le « Reflet d’imaginaire » : Une nouvelle épreuve en exclu rien que pour SUNU Street et grâce à notre photographe officiel Siaka Soppo Traore (Calo Yeleen Vision). A partir de clichés les danseurs doivent retranscrire l’instant de la prise de vue, la beauté, la force ou l’abstraction du moment.
Comment ressentir, interpréter l’image et comment transmettre, et partager cet instant précieux avec le public ?
Un exercice bluffant qui donne des idées pour la suite…

– La « Minute explosive » : Arriverez-vous à ramasser des sachets en plastique le plus rapidement et le plus techniquement possible ? Respect de l’environnent et esthétique… surprenant !

Du jamais vu ! Des Hip-Hop Games Roots comme on les aime !

Improvisation avec un peintre fou, peinture verte, jaune, rouge. Méli-mélo de styles de musiques et danses, balafon, acoustique, duos à la fois sensibles et explosifs, rencontres scéniques inattendues, photographies qui prennent vie et un final en grandes pompes… On en veut encore !

Rendez-vous à St-Louis pour la vraie compétition où quatre groupes vont s’affronter….
L’équipe gagnante aura la chance de s’envoler pour Lille où aura lieu la grande finale des Hip-hop Games

Attention, les Bad Trip Crew (qualification Paris), Compagnie N.S (qualification Ouest), Compagnie Just1 Kiff (qualification Grand Nord) seront dans la place !

Les danseurs et nous tous, sommes reconnaissants pour cette nouvelle expérience, qui nous donne le goût de l’improvisation.
Dansons avec tous, avec tout, à chaque instant, avec inspiration et imagination !

SUNU Street grandit grâce aux artistes qui volontairement et généreusement nous offrent des instants de pure création dans des énergies de partage. Ils viennent de tous horizons et partagent une même passion.

A quand la prochaine édition Boy D ?

Nio Far

Une parenthèse afro-brésilienne

Le jeudi 22 mai dernier, SUNU Street occupait la salle de spectacle du Centre Culturel Blaise Senghor pour une Carte Blanche autour de la Capoeira. C’est ainsi que Souvenir Destell est venu partager avec nous sa passion pour cet art martial afro-brésilien en permettant à de nombreux danseurs d’en découvrir les rites et  techniques.

Un délicieux aparté que nous avons partagé dans la douceur et la bonne humeur. Que dire de plus quand les images parlent d’elles-mêmes… ?

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On the roof !

Le 8 mai dernier SUNU Street était à l’honneur pour fêter l’ouverture de la Fête de l’Europe à la Résidence de l’Union Européenne à Dakar. Chaudement accueillie, toute l’équipe a fait son show et a su surprendre les invités.

Il faut dire que chaque danseur présent ce soir-là s’était longuement préparé. Des heures, des après-midi voire des journées de répétition afin de présenter leur création, produite pour l’occasion. L’espace SUNU Street avait été le lieu de cette effervescence croissante.

Alors que le soleil se couche, nous voyons tour à tour, apparaître Khoudia, Riyou, Nach, Abdallah et Bakary sur le toit de la Résidence. Non, vous ne rêvez pas, nous avons bien parlé du « toit » !

Qui d’autres que les membres de SUNU Street auraient pu avoir l’idée saugrenue, réalisable et époustouflante cependant, de performer sur le toit d’une maison en freestyle ?

Sur une bande son soigneusement choisie par les danseurs, les corps s’échauffent et font monter l’effervescence au sol.
S’en suit une brève présentation du projet tenue par les filles ce avant que toute l’équipe ne remonte sur scène pour présenter sa production. Le public la reçoit chaleureusement et l’ambiance de la soirée est l’image du Sénégal ; conviviale, festive et colorée.

Les membres de l’équipe assurent le spectacle toute la nuit durant et SUNU Street se voit tour à tour complimenté et admiré.

Quel événement…
Après l’agitation des préparatifs, la récompense !

« Donner de la visibilité au projet » était le pari de cette soirée. Pari tenu ? Tout n’est pas encore fait, mais SUNU Street peut s’assurer d’avoir séduit son public et le chemin semble d’ores et déjà bien parcouru.