Première audition SUNU Street – St Louis

Le réveil sonne. Il est 9h00 à St-Louis. Pendant que tous dorment l’équipe SUNU Street se lève, l’excitation au ventre.
Aujourd’hui se déroule « Sunu » première audition à l’institut français de St Louis.

Romu, Vieira et les trois mousquetaires : Naima, Khoudia et Nach partent à la rencontre des danseurs de St-Louis et de Louga venus auditionner pour la formation de formateurs.

Ils sont au nombre de dix-huit. Nous en choisissions quatre, deux danseurs par région.
Cela ne va pas être facile car ces jeunes donnent tout.

Et c’est parti !

Deux épreuves de sélection :

– Assimilation de chorégraphies hip-hop et Afro-pop avec Romu et Vieira.

– Présentation s’un solo freestyle

Romu aka boy D explique : « Une audition c’est dès que vous franchissez la porte, c’est un mental, une attitude ! Il ne faut rien lâcher… »

Les chorégraphies sont apprises et par groupe de quatre les danseurs les restituent.
Tout s’enchaine, on s’encourage, on rit, on profite du moment.
Puis c’est le moment des freestyles. Chacun nous montre qui il est, son énergie, sa niaque, son style, chacun mène la danse.

Le rêve se réalise. Cela fait si chaud au cœur de voir le projet SUNU Street se réaliser. Ce qui demeurait sur le papier prend forme. Les choses avancent.

Les résultats tomberont début juillet…

Quant à Kaolack, c’était le 17 juin dernier. Que dire de plus quand les images parlent d’elles-mêmes ?

Un grand merci à tous les danseurs !

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Siaka Sopo TRAORE & SUNU Street

Dans le cadre de la Fête de l’Europe organisée chaque année, l’Union Européenne a choisi de mettre en avant le projet SUNU Street le temps d’une soirée. Par conséquent, toute l’équipe sera réunie le jeudi 8 mai 2014 au soir afin de présenter un spectacle d’une dizaine de minutes, suivi d’une présentation du projet et d’une session freestyle à la résidence de l’Union Européenne.

Cette soirée nous permettra également de mettre en avant les œuvres photographiques de Siaka Traore, illustrant quotidiennement et brillamment l’énergie et la passion SUNU Street.

Dès le 11 mai 2014, vous pourrez librement les apprécier à la Galerie Atiss Dakar, Maison Carpediem Segou dans le cadre du Festival Off de la Biennale des Arts à Dakar qui se tiendra du 9 mai au 8 juin 2014.
Le vernissage formel de l’exposition aura lieu le dimanche 11 mai 2014 à 14h. Soyez nombreux !

Invitation de l'exposition -Galerie Atiss à Dakar-

Édito de l’exposition

«SUNU Street», « Notre rue », celle connue de tous, façonnée par ceux qui la traversent, ceux qui l’occupent, la dédaignent, la chérissent, l’ignorent, ceux qui l’habitent… La rue est à notre merci. Pourtant des milliards à l’emprunter nous oublions parfois de nous arrêter. De la regarder. En ébullition permanente, la rue est un vivier de trésors cachés.
A travers l’œil de son objectif, Siaka Traore s’est emparé de ces trésors pour nous livre l’énergie la plus juste des danseurs urbains sénégalais, récemment révélés par le projet SUNU Street.
Comme un appel visuel et sonore, les œuvres de Siaka Traore sont le fruit d’une interaction humaine et d’expressions plastiques alliant regard, lumière, et art cinétique.
Pourtant statique cette exposition nous invite aux fluctuations corporelles et repousse les limites de la photographie aux frontières du mouvant.
En constante dynamique, la rue est un lieu de valeurs positives, d’efforts et de passion pour les jeunes danseurs urbains et le travail de Siaka Traoré désert cette activité afin que nous puissions nous en approcher au plus près.
Nous espérons que cette exposition puisse vous mouvoir au cœur de « notre rue », de « votre rue » afin de l’appréhender dans sa forme vive et artistique.

Bonne exposition à tous !

Roots Empire fait Carte blanche

Dans la continuité des “Carte blanche“, SUNU Street recevait le 1er mai dernier la compagnie Roots Empire pour une intense session de danse.

En voici le récit…

Il était une fois croire en la possibilité de changer le monde. Le changer, à travers le partage, le travail, la pratique, l’entre aide, l’écoute, valeurs des cultures urbaines et de SUNU Street.
Le regard porté vers l’horizon.

L’identité des danseurs est décidément au centre des activités SUNU Street. Le sujet d’actualité est riche, inépuisable et au centre de tous les débats.

Ce sont ces préoccupations que le collectif sénégalais de Krump Roots Empire reprend en investissant l’espace SUNU Street pour une carte blanche « buck ».

Un bref rappel des bases KRUMP, Stomp, Chest pop et arm Swing et c’est parti !

Le motif du cercle est à nouveau le plus approprié. Les membres de Roots Empire sont successivement professeurs et encerclent les danseurs qui suivent le parcours du combattant Krump.
Un focus sur le caractère et le « perso » chez les danseurs de Krump amène à la notion importante du « lâcher prise ».
L’exercice fonctionne ici aussi ; « Krumper » en utilisant tout ce qui est en nous, nos origines, nos traditions et ce que nous aimons dans notre culture.

La problématique :
Comment allier ses origines africaines traditionnelles et sa culture hip-hop ? Dans sa gestuelle de danse, est-il possible d’intégrer des mouvements de danse traditionnelle ? Est-ce pertinent ? Doit-on s’adapter aux codes des danses urbaines ? Jusqu’à quel point ces deux danses sont-elles compatibles ?

Autant de questions qui se posent et auxquelles les danseurs vont tenter de répondre.
Les avis divergent ; il y a ceux qui font transparaitre leur origine africaine dans leur danse hip-hop et ceux qui ne le souhaitent pas.
Des codes différents, des langues différentes peuvent-elles être utilisées dans le même discours « dansé » et être comprises de tous ? Nous retiendrons ces mots : «Apprenons à ne pas tous être d’accord».

Cela fonctionne et les énergies sont bonnes. De belles scènes de connexion entre les danseurs nous font réaliser l’importance de ces rassemblements et de ces débats. Nous apprenons de plus en plus sur les uns et les autres. Nous voyons un de nos objectifs se réaliser ; fédérer les énergies et amener un esprit solidaire entre les danseurs aux différents styles de danse.

Au final, les danses africaines sont composées de trois éléments : contraction, tribulation et ondulation. Il est intéressant de constater que l’on retrouve ces composantes dans la majorité des danses.

Mais où est Tishou ?

SUNU Street met en place des sessions « Carte blanche ».
Il s’agit d’ateliers de danse proposés aux membres du projet, menés par différentes compagnies et/ou artistes.

Le 24 avril 2014, la Compagnie A Part Être prenait donc les commandes d’une Carte blanche pour une séance riche en émotion.

En voici le récit…

« Mais où est Tishou ? Où sont les filles, Christine et Johanna ? »

-« Son atelier était fort, on a besoin d’elle ici, j’ai beaucoup appris sur moi-même… »

Ils ont tous été touchés droit au cœur par cette carte blanche de la Compagnie A Part Être, et nous l’avons tous été !
On aurait pu s’attendre à un cours de danse basé sur l’approche technique du Hip-hop, mais ce qui a été proposé aux jeunes danseurs fut bien plus :

Un échauffement du corps en grande pompe et nous commençons l’exploration de nos sens ; une rencontre avec le danseur intérieur qui sommeil, ou plutôt, qui rugi en nous.
Pour commencer, une simple instruction : se présenter !
« Qui es-tu ? »

Mais l’exercice n’est pas si facile. Comment l’exprimer avec son corps ? Comment prendre la parole dans ce cercle sans peur ?
« Quel est ton ingrédient ? »

Tes compagnons sont la musique, l’espace, nous,
public « bienveillant »
Nous avançons dans l’exercice, et faisons ainsi la connaissance des danseurs, des êtres magnifiques qui ont beaucoup à dire, à crier, à pleurer…
Les cœurs s’ouvrent, tout le monde veut savoir, veut sentir, et tour à tour nous comprenons, nous nous libérons, confiants.

B.Boy Ping-Pong nous dit son nom, timidement. Il doit danser qui il est, au delà de sa technique. Puis la voix se fait plus forte, les regards son adressés, l’énergie est propagée. Maintenant il vient vers nous, un par un, maillon de la chaine circulaire, il nous chuchote, nous cri, nous sourit son nom et il danse, il danse…
« Et junior ? Qu’as-tu à nous dire ? »
Un danseur handicapé ?
Ce n’est pas ce que l’on voit, ce n’est pas qui il est !
Junior est un danseur passionné et passionnant, un danseur plein de force, de vitalité et de sensibilité… rien à envier à personne.

Nous continuons l’exercice, en espérant que cela ne s’arrête pas.
Nous explorons le goût. Nous questionnons nos cinq sens. Comment s’en servir pour être interprète ? Comment danser… un tiep ? Une mangue ? Du beurre ? Une glace à la vanille ?
Visualiser, sentir, incarner, imaginer, conceptualiser la texture et le corps qui découvre beaucoup ce soir-là.

Autour de ce cercle s’est déroulée aujourd’hui une rencontre inoubliable, unique et sincère ; une connexion entre des danseurs qui ont fait face à leur « moi » intérieur, à la dure tâche qu’est de dire la vérité et de laisser les autres lire en eux.

Nous nous sommes découverts, encouragés, respectés, touchés. C’est bien là la meilleure récompense pour SUNU Street que de voir se réaliser une alchimie parfaite. Une alchimie qui pourrait paraître évidente mais qui demande en réalité beaucoup de travail et de réflexion. Un travail qui a porté ses fruits.
Nous n’avons fait qu’ « Un » ce soir, avec toutes les spécificités de chacun, nous avons créé une identité riche.
Qui sommes-nous ?
SUNU Street !

Un immense merci à Tishou, Johanna et Christine pour ce moment exceptionnel. Merci pour toutes ces clés qui nous ont été apportées afin d’ouvrir les portes de nos libertés.

Coming soon…l’espace Sunu Street!

Sans prévenir le temps passe et nous voilà à quelques jours de l’ouverture de L’espace Sunu Street au Centre Culturel Blaise Senghor.

 

Au mois de Mars s’engagent les travaux de rénovation de la salle d’exposition du centre.

Ils sont encadrés par Jean-Alain Van, ingénier dans le bâtiment, né à Dakar et venu tout droit de Paris pour mettre sa pierre à l’édifice Sunu Street.

Que demander de mieux pour l’assister qu’une équipe motivée et fanfaronne constituée de danseurs volontaires ! (Un grand merci à Ryou, Bakary, Émi, Nabi, Coucou et à tout ceux qui sont passé encourager)

Ça ponce, ça dévisse, ça enduit, ça peint, ça visse et toujours…ça danse ! ♥

Le tout ponctué d’anecdotes croquantes sur le Dakar des années 80’s et de proverbes wolof de Monsieur l’ingénieur.

Mais ne croyez pas, on bosse dure. Avant l’ouverture de la salle il faut

–       Refaire l’étanchéité du toit (formation au mois d’août = saison des pluies)
–       Refaire tout le système électrique en le mettant aux normes
–       Refaire les murs et les peindre
–       Mettre un sol adapté
–       Monter les miroirs et….
–       DANSER

Le bonheur de l’accomplissement est là. Pas à pas nous avançons.

La force et la beauté de ce projet résident dans l’instant présent, travailler main dans la main avec les acteurs concernés devenus des amis, travailler avec et pour cette grande famille en construction.

Une belle aventure qui est également l’occasion d’une rencontre intergénérationnelle et interculturelle.

Sunu Street c’est maintenant !

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