Premier SUNU Talk

Le 29 mai dernier, se réunissaient anciennes et nouvelles générations du monde hip-hop afin d’animer le tout premier SUNU Talk de l’histoire de SUNU Street. Une première édition reçue avec un tel engouement que nous pouvons avoir confiance en l’avenir de cette table ronde aux règles… peu communes !

En voici le récit…

Six intervenants, des jeunes et… des moins jeunes ? Qu’importe, la danse urbaine réunit les générations, les crews, les hommes, les femmes et c’est sur cette notion que s’appuie en partie le projet SUNU Street. Un esprit de cohabitation, de partage, une envie d’abattre les frontières, telles sont les valeurs que nous souhaitons exploiter au quotidien. Valeurs sur lesquelles nous nous reposons afin de proposer toujours plus d’activités aux danseurs curieux d’y participer. C’est ainsi qu’est né le SUNU Talk.

Le concept est simple : une table ronde, des invités, des modérateurs, un public et un sujet.

Pour cette première édition, l’équipe s’est arrêtée sur l’évolution de la danse hip-hop depuis sa révélation en tant que telle à nos jours.

Nous recevions alors trois représentants de la « nouvelle génération », Abdoulaye Diallo, dit « Abdallah », membre des Punishers Crew, Pierre Belleka, dit « Dexter », membre des Roots Empire et Aïda Camara, membre de Danse Fé.

Face à eux les représentants de « l’ancienne génération », plus âgés d’une dizaine voire d’une quinzaine d’années. Bayano, Octave, membre pionnier du groupe Xtreme Bboys et Papis Ba, représentant l’un des plus anciens groupes ; Soul Body Ground, étaient présents.

Après que chaque intervenant ait présenté son parcours, la première question donne rapidement le ton du SUNU Talk ; qu’est-ce que le hip-hop selon vous ? Pensez-vous qu’il y ait un « avant » et un « après » ?
Les esprits des intervenants s’échauffent, se rencontrent et se heurtent. Des mains levées se dessinent tour à tour, témoins de l’intérêt et de la curiosité du public désireux de prendre part à la table ronde.
Une heure et demie, voire deux heures durant, les représentants des deux générations défendent leur position avec conviction. Les arguments et les constats fusent.

L’ancienne génération :

“La génération actuelle bénéficie de plus d’événements et donc, de visibilité. Notre but était de conduire la danse hip-hop à ce niveau.” Papis

“Le hip-hop avant, c’était de la passion, dorénavant c’est de la motivation. C’est devenu un moyen de réussir, c’est un ascenseur social.” Bayano

“Auparavant, la structure de la danse urbaine était bien définie et bien organisée, aujourd’hui, tout part dans tous les sens.” Octave

La nouvelle génération :

“On ne peut pas vraiment parler d’un avant et d’un après. Si rupture il y a eu, cela s’est effectué avec les nouvelles technologies. Des différences existent, en ce qui concerne les lieux dans lesquels nous dansons, l’idéologie que nous véhiculons, l’appartenance à notre crew, mais l’essence du mouvement est restée la même.” Aïda

“Avant, il y avait un côté informel, illégal alors qu’à présent c’est plus médiatisé.” Aïda

“Aujourd’hui, le hip-hop est davantage utilisé pour plaire, séduire. Les filles sont impressionnées et les fans sont nés, ils existent. Nous avons perdu en émotion.” Dexter

“Le hip hop c’est la liberté, ça nous permet de nous exprimer, c’est une façon de régler les conflits. Il est important de trouver l’équilibre entre préservation des racines et évolution.” Abdallah

Mais au-delà des oppositions, les esprits se rejoignent pour dire que la nouvelle génération a désormais toutes les clefs en mains pour réussir et que le dialogue est inexistant entre les générations. EST inexistant ou ETAIT inexistant ? Sans vraiment sans rendre compte SUNU Street a mise en place la première interaction qui fut jamais proposée entre les différentes générations de la danse urbaine.

Les remerciements des intervenants font chaud au cœur et nous encouragent à nous dépasser, toujours plus, pour vous proposer des activités qui puissent servir davantage la danse urbaine.

Pendant près de trois heures, nous nous enrichissons les uns, les autres. Le message vidéo de Bboy Freeze, les interventions de Chico qui, dissimulé dans le public, partageait son expérience de précurseur en danse urbaine (un des premiers activistes hip-hop au Sénégal), la ferveur du public qui clôt le débat par ses interventions en wolof sont autant d’éléments qui ont fait du SUNU Talk un moment fort.

Une première qui vous doit tout, vous, public attentif et concerné, vous, intervenants impliqués et passionnés, vous, partenaires de l’ombre attentionnés… et un peu nous et vous aussi, membres de l’équipe SUNU Street, utopistes de la première heure qui veulent soutenir et accompagner les danseurs sénégalais.

Utopistes ou généreux ? Utopistes ou confiants ? Utopistes ou ambitieux ?

Et si nous étions tous ces hommes à la fois ? Et si VOUS étiez tous ces hommes à la fois ?

La famille SUNU Street s’agrandit un peu plus chaque jour et c’est en vous qu’elle trouve ses ressources.

Alors à tous cela, un seul mot…

MERCI

Les HIP-HOP GAMES Concept font Carte Blanche à Dakar

L’équipe des Hip-Hop Games Concept est hyperactive, et nous, ça nous va bien !
Après une superbe édition à la Villette, l’équipe globe-trotteuse composée de Romu, Malick, Bens, Nans et Azzedine embarque direction Dakar, Sénégal.

YA SALAM !!

Une carte blanche SUNU STREET s’impose !! Et ça s’annonce lourd.
Laissons place à l’univers des « Jeux de la danse », un concept novateur, convivial et festif basé sur l’improvisation et l’interprétation, où des artistes donnent libre cours à leurs émotions, leur imagination et leur créativité.

Pour la première fois les danseurs sénégalais se prêtent aux jeux de l’improvisation, et pas n’importe lesquels :

– La « Playlist variée » : savoir changer d’état et d’univers dans l’instant

– La « Roulette d’accessoires » : ou comment choisir d’accompagner ou détourner un objet.

– L’épreuve des « Sources » : rentrer dans l’univers d’un artiste sans le connaitre

– La « Contrainte d’espace » : en équipe, appréhender en mouvement des espaces définis, s’en servir, les détourner, les inventer…

– Le « Reflet d’imaginaire » : Une nouvelle épreuve en exclu rien que pour SUNU Street et grâce à notre photographe officiel Siaka Soppo Traore (Calo Yeleen Vision). A partir de clichés les danseurs doivent retranscrire l’instant de la prise de vue, la beauté, la force ou l’abstraction du moment.
Comment ressentir, interpréter l’image et comment transmettre, et partager cet instant précieux avec le public ?
Un exercice bluffant qui donne des idées pour la suite…

– La « Minute explosive » : Arriverez-vous à ramasser des sachets en plastique le plus rapidement et le plus techniquement possible ? Respect de l’environnent et esthétique… surprenant !

Du jamais vu ! Des Hip-Hop Games Roots comme on les aime !

Improvisation avec un peintre fou, peinture verte, jaune, rouge. Méli-mélo de styles de musiques et danses, balafon, acoustique, duos à la fois sensibles et explosifs, rencontres scéniques inattendues, photographies qui prennent vie et un final en grandes pompes… On en veut encore !

Rendez-vous à St-Louis pour la vraie compétition où quatre groupes vont s’affronter….
L’équipe gagnante aura la chance de s’envoler pour Lille où aura lieu la grande finale des Hip-hop Games

Attention, les Bad Trip Crew (qualification Paris), Compagnie N.S (qualification Ouest), Compagnie Just1 Kiff (qualification Grand Nord) seront dans la place !

Les danseurs et nous tous, sommes reconnaissants pour cette nouvelle expérience, qui nous donne le goût de l’improvisation.
Dansons avec tous, avec tout, à chaque instant, avec inspiration et imagination !

SUNU Street grandit grâce aux artistes qui volontairement et généreusement nous offrent des instants de pure création dans des énergies de partage. Ils viennent de tous horizons et partagent une même passion.

A quand la prochaine édition Boy D ?

Nio Far

Une parenthèse afro-brésilienne

Le jeudi 22 mai dernier, SUNU Street occupait la salle de spectacle du Centre Culturel Blaise Senghor pour une Carte Blanche autour de la Capoeira. C’est ainsi que Souvenir Destell est venu partager avec nous sa passion pour cet art martial afro-brésilien en permettant à de nombreux danseurs d’en découvrir les rites et  techniques.

Un délicieux aparté que nous avons partagé dans la douceur et la bonne humeur. Que dire de plus quand les images parlent d’elles-mêmes… ?

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On the roof !

Le 8 mai dernier SUNU Street était à l’honneur pour fêter l’ouverture de la Fête de l’Europe à la Résidence de l’Union Européenne à Dakar. Chaudement accueillie, toute l’équipe a fait son show et a su surprendre les invités.

Il faut dire que chaque danseur présent ce soir-là s’était longuement préparé. Des heures, des après-midi voire des journées de répétition afin de présenter leur création, produite pour l’occasion. L’espace SUNU Street avait été le lieu de cette effervescence croissante.

Alors que le soleil se couche, nous voyons tour à tour, apparaître Khoudia, Riyou, Nach, Abdallah et Bakary sur le toit de la Résidence. Non, vous ne rêvez pas, nous avons bien parlé du « toit » !

Qui d’autres que les membres de SUNU Street auraient pu avoir l’idée saugrenue, réalisable et époustouflante cependant, de performer sur le toit d’une maison en freestyle ?

Sur une bande son soigneusement choisie par les danseurs, les corps s’échauffent et font monter l’effervescence au sol.
S’en suit une brève présentation du projet tenue par les filles ce avant que toute l’équipe ne remonte sur scène pour présenter sa production. Le public la reçoit chaleureusement et l’ambiance de la soirée est l’image du Sénégal ; conviviale, festive et colorée.

Les membres de l’équipe assurent le spectacle toute la nuit durant et SUNU Street se voit tour à tour complimenté et admiré.

Quel événement…
Après l’agitation des préparatifs, la récompense !

« Donner de la visibilité au projet » était le pari de cette soirée. Pari tenu ? Tout n’est pas encore fait, mais SUNU Street peut s’assurer d’avoir séduit son public et le chemin semble d’ores et déjà bien parcouru.

Siaka Sopo TRAORE & SUNU Street

Dans le cadre de la Fête de l’Europe organisée chaque année, l’Union Européenne a choisi de mettre en avant le projet SUNU Street le temps d’une soirée. Par conséquent, toute l’équipe sera réunie le jeudi 8 mai 2014 au soir afin de présenter un spectacle d’une dizaine de minutes, suivi d’une présentation du projet et d’une session freestyle à la résidence de l’Union Européenne.

Cette soirée nous permettra également de mettre en avant les œuvres photographiques de Siaka Traore, illustrant quotidiennement et brillamment l’énergie et la passion SUNU Street.

Dès le 11 mai 2014, vous pourrez librement les apprécier à la Galerie Atiss Dakar, Maison Carpediem Segou dans le cadre du Festival Off de la Biennale des Arts à Dakar qui se tiendra du 9 mai au 8 juin 2014.
Le vernissage formel de l’exposition aura lieu le dimanche 11 mai 2014 à 14h. Soyez nombreux !

Invitation de l'exposition -Galerie Atiss à Dakar-

Édito de l’exposition

«SUNU Street», « Notre rue », celle connue de tous, façonnée par ceux qui la traversent, ceux qui l’occupent, la dédaignent, la chérissent, l’ignorent, ceux qui l’habitent… La rue est à notre merci. Pourtant des milliards à l’emprunter nous oublions parfois de nous arrêter. De la regarder. En ébullition permanente, la rue est un vivier de trésors cachés.
A travers l’œil de son objectif, Siaka Traore s’est emparé de ces trésors pour nous livre l’énergie la plus juste des danseurs urbains sénégalais, récemment révélés par le projet SUNU Street.
Comme un appel visuel et sonore, les œuvres de Siaka Traore sont le fruit d’une interaction humaine et d’expressions plastiques alliant regard, lumière, et art cinétique.
Pourtant statique cette exposition nous invite aux fluctuations corporelles et repousse les limites de la photographie aux frontières du mouvant.
En constante dynamique, la rue est un lieu de valeurs positives, d’efforts et de passion pour les jeunes danseurs urbains et le travail de Siaka Traoré désert cette activité afin que nous puissions nous en approcher au plus près.
Nous espérons que cette exposition puisse vous mouvoir au cœur de « notre rue », de « votre rue » afin de l’appréhender dans sa forme vive et artistique.

Bonne exposition à tous !

Roots Empire fait Carte blanche

Dans la continuité des “Carte blanche“, SUNU Street recevait le 1er mai dernier la compagnie Roots Empire pour une intense session de danse.

En voici le récit…

Il était une fois croire en la possibilité de changer le monde. Le changer, à travers le partage, le travail, la pratique, l’entre aide, l’écoute, valeurs des cultures urbaines et de SUNU Street.
Le regard porté vers l’horizon.

L’identité des danseurs est décidément au centre des activités SUNU Street. Le sujet d’actualité est riche, inépuisable et au centre de tous les débats.

Ce sont ces préoccupations que le collectif sénégalais de Krump Roots Empire reprend en investissant l’espace SUNU Street pour une carte blanche « buck ».

Un bref rappel des bases KRUMP, Stomp, Chest pop et arm Swing et c’est parti !

Le motif du cercle est à nouveau le plus approprié. Les membres de Roots Empire sont successivement professeurs et encerclent les danseurs qui suivent le parcours du combattant Krump.
Un focus sur le caractère et le « perso » chez les danseurs de Krump amène à la notion importante du « lâcher prise ».
L’exercice fonctionne ici aussi ; « Krumper » en utilisant tout ce qui est en nous, nos origines, nos traditions et ce que nous aimons dans notre culture.

La problématique :
Comment allier ses origines africaines traditionnelles et sa culture hip-hop ? Dans sa gestuelle de danse, est-il possible d’intégrer des mouvements de danse traditionnelle ? Est-ce pertinent ? Doit-on s’adapter aux codes des danses urbaines ? Jusqu’à quel point ces deux danses sont-elles compatibles ?

Autant de questions qui se posent et auxquelles les danseurs vont tenter de répondre.
Les avis divergent ; il y a ceux qui font transparaitre leur origine africaine dans leur danse hip-hop et ceux qui ne le souhaitent pas.
Des codes différents, des langues différentes peuvent-elles être utilisées dans le même discours « dansé » et être comprises de tous ? Nous retiendrons ces mots : «Apprenons à ne pas tous être d’accord».

Cela fonctionne et les énergies sont bonnes. De belles scènes de connexion entre les danseurs nous font réaliser l’importance de ces rassemblements et de ces débats. Nous apprenons de plus en plus sur les uns et les autres. Nous voyons un de nos objectifs se réaliser ; fédérer les énergies et amener un esprit solidaire entre les danseurs aux différents styles de danse.

Au final, les danses africaines sont composées de trois éléments : contraction, tribulation et ondulation. Il est intéressant de constater que l’on retrouve ces composantes dans la majorité des danses.

Mais où est Tishou ?

SUNU Street met en place des sessions « Carte blanche ».
Il s’agit d’ateliers de danse proposés aux membres du projet, menés par différentes compagnies et/ou artistes.

Le 24 avril 2014, la Compagnie A Part Être prenait donc les commandes d’une Carte blanche pour une séance riche en émotion.

En voici le récit…

« Mais où est Tishou ? Où sont les filles, Christine et Johanna ? »

-« Son atelier était fort, on a besoin d’elle ici, j’ai beaucoup appris sur moi-même… »

Ils ont tous été touchés droit au cœur par cette carte blanche de la Compagnie A Part Être, et nous l’avons tous été !
On aurait pu s’attendre à un cours de danse basé sur l’approche technique du Hip-hop, mais ce qui a été proposé aux jeunes danseurs fut bien plus :

Un échauffement du corps en grande pompe et nous commençons l’exploration de nos sens ; une rencontre avec le danseur intérieur qui sommeil, ou plutôt, qui rugi en nous.
Pour commencer, une simple instruction : se présenter !
« Qui es-tu ? »

Mais l’exercice n’est pas si facile. Comment l’exprimer avec son corps ? Comment prendre la parole dans ce cercle sans peur ?
« Quel est ton ingrédient ? »

Tes compagnons sont la musique, l’espace, nous,
public « bienveillant »
Nous avançons dans l’exercice, et faisons ainsi la connaissance des danseurs, des êtres magnifiques qui ont beaucoup à dire, à crier, à pleurer…
Les cœurs s’ouvrent, tout le monde veut savoir, veut sentir, et tour à tour nous comprenons, nous nous libérons, confiants.

B.Boy Ping-Pong nous dit son nom, timidement. Il doit danser qui il est, au delà de sa technique. Puis la voix se fait plus forte, les regards son adressés, l’énergie est propagée. Maintenant il vient vers nous, un par un, maillon de la chaine circulaire, il nous chuchote, nous cri, nous sourit son nom et il danse, il danse…
« Et junior ? Qu’as-tu à nous dire ? »
Un danseur handicapé ?
Ce n’est pas ce que l’on voit, ce n’est pas qui il est !
Junior est un danseur passionné et passionnant, un danseur plein de force, de vitalité et de sensibilité… rien à envier à personne.

Nous continuons l’exercice, en espérant que cela ne s’arrête pas.
Nous explorons le goût. Nous questionnons nos cinq sens. Comment s’en servir pour être interprète ? Comment danser… un tiep ? Une mangue ? Du beurre ? Une glace à la vanille ?
Visualiser, sentir, incarner, imaginer, conceptualiser la texture et le corps qui découvre beaucoup ce soir-là.

Autour de ce cercle s’est déroulée aujourd’hui une rencontre inoubliable, unique et sincère ; une connexion entre des danseurs qui ont fait face à leur « moi » intérieur, à la dure tâche qu’est de dire la vérité et de laisser les autres lire en eux.

Nous nous sommes découverts, encouragés, respectés, touchés. C’est bien là la meilleure récompense pour SUNU Street que de voir se réaliser une alchimie parfaite. Une alchimie qui pourrait paraître évidente mais qui demande en réalité beaucoup de travail et de réflexion. Un travail qui a porté ses fruits.
Nous n’avons fait qu’ « Un » ce soir, avec toutes les spécificités de chacun, nous avons créé une identité riche.
Qui sommes-nous ?
SUNU Street !

Un immense merci à Tishou, Johanna et Christine pour ce moment exceptionnel. Merci pour toutes ces clés qui nous ont été apportées afin d’ouvrir les portes de nos libertés.

Nous avons tous une Légende personnelle.

La toute première carte blanche à l’Espace SUNU Street débutait le 19 Avril 2014 avec 3 membres de la Compagnie “Les Gens De” : Ucka Ludovic Ilolo, Anna Ivacheff, et Christine Nypan pour un premier atelier fort en ressenti. Une belle façon d’inaugurer les toutes premières activités de l’espace SUNU Street, d’aller au-delà des pas et des techniques, pour travailler sur notre intériorité, notre monde « organic ».

En voici le récit…

Carte Blanche Les Gens De - Espace SUNU Street - Avril 2014

Carte Blanche Les Gens De – Espace SUNU Street – Avril 2014

Première carte blanche à l’Espace SUNU Street. Il est 17h30, les intervenants de « Les Gens De » attendent l’arrivée des danseurs en esquissant quelques pas de Sabar appris dans la journée. L’atelier démarre avec une dizaine de danseurs, au fur et à mesure les portes de l’espace continuent de s’ouvrir pour accueillir de plus en plus de monde. La Carte Blanche commence dans un rythme déjà particulier : les trois intervenants se partagent l’espace en triptyque et se relaient à tour de rôle, il ne s’agit pas seulement d’un ’échauffement mais d’une préparation mentale pour la suite du voyage. Trois intervenants aux énergies différentes mais tellement connectées qu’elles se complètent sans se confondre. Le calme profond et bienveillant d’Ucka, la tranquillité et le groove d’Anna, l’enthousiasme débordant de Christine.

Carte Blanche Les Gens De - Espace SUNU Street - Avril 2014

Carte Blanche Les Gens De – Espace SUNU Street – Avril 2014

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Cela fonctionne et la sauce « organic » prend à merveille, tous les danseurs concentrés se prêtent au jeu et s’essayent à différents exercices, dont ils n’ont pourtant pas l’habitude. Dans la salle, tous les styles se confondent : danseurs hiphop, break, krump, traditionnels. Sénégal, Gabon, Liberia, Burkina Faso… L’essentiel est cette envie commune de faire l’expérience a plusieurs, tous unis par nos cultures urbaines. Les univers musicaux eux-mêmes sont soigneusement étudiés, et nous forcent à mieux ECOUTER ce qui nous meut. Changements d’atmosphère, de ressenti, de conditions, d’espace. Dissolution de l’espace-temps.

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Le point le plus marquant de cet atelier -qui se dévoile comme un vrai échange- est la communication et la grande écoute qui se crée entre intervenants et danseurs. Bien loin de chercher à imposer une technique, enseigner des pas, Les Gens De nous demandent de développer  notre être, de prendre conscience de notre identité, d’effectuer ce travail intérieur mais universel que peut et doit rechercher chaque danseur.

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Ce qui marque tous nos esprits, c’est que cette prise de position s’est faite dès le départ : et tel est le message que laissent Les Gens De a l’espace SUNU Street: ils sont venus à leur rencontre, échanger sur le même pied d’égalité, leur donner les mêmes clés qui leur ont à eux-mêmes ouvert des portes. Leur donner une influence de plus dans leur voyage personnel. L’atelier finit par un cercle ou se prêtent à un moment d’interprétation les danseurs qui en ont envie.

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De beaux moments de paix, de danse, et de connexion. Un message d’espoir positif et important qui nous rappelle l’universalité qui nous lie. Pour les danseurs et Les Gens De, le don et le recevoir vont dans les deux sens.

Nous avons tous une légende personnelle.

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Inauguration de l’Espace SUNU Street

Le Jeudi 10 Avril 2014, notre équipe a l’honneur de célébrer l’ouverture de l’espace SUNU Street au sein de la salle d’exposition du Centre Culturel Blaise Senghor.

Avec la présence de nos partenaires, Mr. Pape Baba Ndiaye, Directeur du Centre Culturel, Mme. Sandrine Beauchamp, Représentante de l’Union Européenne, et une foule d’amis, danseurs et partenaires du projet SUNU Street.

L’inauguration debute par une projection retracant les differentes etapes de l’amenagement de la salle: travaux, remise a niveau… Nous indiquons au public que nous avons ainsi entrepris toute la rénovation de cet espace pour en faire un lieu capable d’accueillir nos activités en faveur des jeunes danseurs urbains. De nombreux problèmes existants dans la salle ont été identifiés : rénovation de l’étanchéité,  la réfection du toit contre les problèmes de fuites d’eau, la remise aux normes de l’ensemble des installations électriques, le rafraichissement de la peinture, ainsi que diverses réparations indispensables à l’entretien de la salle…

L’inauguration se poursuit par des messages d’encouragements et de perseverance de nos differents partenaires.

 

Une surprise ponctue la fin de l’evenement: une performance live de musique accoustique accompagnee d’un cercle de “freestyle” par tous les danseurs presents.

Une inauguration reussie qui marque les premiers pas de l’Espace SUNU Street

 

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