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SUNU Spectacle de restitution! Le 5 septembre 2014

SUNU STREET, La grande première !

Dans la salle Sunu Street, les danseurs se concentrent.
La tension est palpable…des regards d’encouragement.
La chaleur est presque étouffante…des sourires réconfortants.
Plus que quelques minutes avant l’entrer en scène. Cette entrée sera impressionnante, cadencée au rythme des percussions, Sabar, Tunguné, Bal et Tama, qui ouvrent le cortège.

 

Sunu Street va faire revivre pour une soirée la salle de spectacle du centre. Sur ses murs s’affichent l’esprit et les couleurs Sunu Street, dans un méli-mélo de tissus wax, de créations batik réalisées par Yadi, de clichés géants de Siaka, capturant avec brio la beauté du mouvement dansé. Le tout, sous l’œil bienveillant de la grande banderole Sunu Street.

Dehors on s’affère et bien ! Le public arrive progressivement, la salle se remplit…ça ne s’arrête plus. Notre pressentiment était le bon, « la salle sera pleine ». Et elle l’est !
Khoudia à son poste compte plus de 250 spectateurs. Nous devons refuser des gens à l’entrée. C’est la folie ! Sur leurs pointes de pieds les derniers arrivés devront s’accrocher.

Naima a une mission périlleuse, la régie lumière. Pareil pour moi, en régie son, je me fais quelques cheveux blancs car comme le disait Françoise lors du filage : « Nach, tu n’auras pas ton diplôme d’ingénieur sons ». Mais tout se passera bien… ! On gère.

Quelques minutes d’attente supplémentaires avant d’accueillir Cire Cisse, notre mentor, Sunu Papa et administrateur, pour le discours de présentation et les remerciements.
Ces minutes d’avant spectacle filent à tout allure, pendant que dans la salle Sunu Street, ces même minutes sont interminables, comme les gouttes de sueur qui ruissellent sur les fronts impatients des danseurs.

Aujourd’hui vous aller assister au premier spectacle de restitution du projet Sunu Street, une grande première qui en annonce beaucoup d’autres. Un spectacle qui retrace les 5 semaines de travail acharné de trente danseurs venus de tout le Sénégal.
Pour les encadrer, nous avons eu le plaisir d’avoir à nos contés Romuald Brizolier et Joseph Go NGuessan, deux globes trotteurs de la danse Hip-Hop, deux hommes exceptionnels qui ont tout donné, avec passion et engagement sincère. Merci à Papa Sangone Vieira dit le « Ninja Afro-Pop », pour son accompagnement, pour être notre guide traditionnel : s’enraciner pour une meilleure ouverture…

En rang, la team des danseurs Sunu Street est prête. En rang, on va leur en mettre plein la tête !
Cette marche militaire « Hype » n’est pas celle de soldats allant à la guerre, mais de celle d’une génération déter qui fait des danses urbaines sont affaire !
Une dernière inspiration et à nous la scène, a nous la liberté d’expression, a nous le droit de dire qui nous sommes, sans inhibition.
Les percussions s’emballent. C’est parti pour un spectacle coloré…inoubliable !

On parlera de tout dans le spectacle restitution de Sunu Street, revendications et messages positifs. Les danseurs des deux modules spécifiques, création et enseignement, se donnent la réplique. On danse la solidarité et la niaque. On danse la solitude, l’exclusion, et la pollution.
On danse l’entre aide, l’amour et l’unité. On danse le Hip-Hop, le traditionnel. On danse qui nous sommes. Tout simplement mais avec une énergie intarissable.

Plus de deux heures de danse, et si ce n’était pas la nuit qui tombait, vous nous y auriez encore trouvé !

Remerciements tout particuliers :

Tukki Mode
Le Grand Theatre
L’Institut Francais
Yadi
Le “Directeur”
Les musiciens

Nach
SUNU STREET

 

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Et la danse contemporaine rencontra le hip-hop…

C’est dans une atmosphère toujours aussi conviviale et propice à l’échange, que la salle Sunu Street du centre Blaise Senghor, et une dizaine de ses formidables danseurs ont accueilli hier soir , dans le cadre d’une carte blanche, la danseuse contemporaine Diane Fardoun

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Dans un festival de paroles enjouées, et de musiques aux rythmes tous plus entrainants les uns que les autres, cette artiste de talent a su nous entrainer avec jovialité et détermination farouche, dans un nouvel univers empreint de folle décadence mais aussi de technique. Si certaines consignes étaient données, elle a cependant laissé l’opportunité aux danseurs d’entrer dans son monde en y apportant une part d’eux-mêmes, un ressenti, une émotion personnelle, une sorte d’histoire à raconter à travers chaque mouvement émanant aussi de leur propre style de danse… une façon de ne pas se départir de leur identité artistique. Un mélange de hip-hop et de contemporain. Une formule tout simplement brillante et fort agréable au regard.

Il s’agissait tout d’abord, pour une entrée en matière, de stimuler certaines parties du corps. Diane nous demande donc à tous de nous allonger sur le dos et de fermer les yeux. Silence. Puis murmures… Sa voix nous dicte la détente, la relaxation. Les corps sont relâchés, apaisés. Après quelques secondes de cette douce quiétude, les yeux toujours clos, il nous faut à présent mouvoir les bras très lentement dans le sens que l’on veut. Prendre le temps de profondément ressentir le mouvement, puis, toujours très lentement accompagner le mouvement des bras par celui du dos et des jambes, faire des vagues, se prélasser sur le tapis de danse doucement, lascivement… cela fait du bien!

Quelques minutes d’étirements félins, de position du fœtus et de hochements de tête laconiques, et il est temps de mettre fin à la première partie de la séance… Oh non encore quelques minutes Diane! D’ailleurs, toujours allongée sur le dos, les yeux clos et l’expression de l’ultime apaisement sur le visage je suis la seule à ne pas entendre qu’il faut ouvrir les yeux et se relever.

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La carte blanche se poursuit. Toujours dans le principe de l’échauffement et avec un accompagnement musical assez envoutant, il s’agit pour notre bonne dizaine de danseurs présents, d’occuper tout l’espace du tapis et de déambuler dans un véritable désordre en se croisant les uns les autres. ” N’hésitez pas à regarder droit dans les yeux les personnes que vous croisez” nous dit Diane. Frôlements et regards inquisiteurs sont alors au rendez-vous, tandis que sans s’en rendre réellement compte, les corps sont échauffés et prêt à l’entrée en action.

Vient ensuite le moment de commencer les choses sérieuses. De basculer dans le vif du sujet! Très motivés et impatients de commencer, trois rangées sont formées: Dexter, Pi et Fatima constituent la première. Derrière eux se tiennent Thiat, Tahicia et junior, et puis enfin, Siaka, Emi et moi-même fermons la boucle. Diane quant à elle, se tient face à nous. Très inspirée et expressive dans ses gestes elle nous donne les directives à l’oral, et en même temps, avec beaucoup de souplesse et une Grace incommensurable, elle nous dresse à travers sa danse une ébauche de ce qu’elle attend de nous.

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Dans un premier temps, chaque rangée doit s’avancer tour à tour en dansant lentement et en traçant des gestes ouverts, comme s’il s’agissait en fait de partager l’énergie que l’on a en soi avec les autres. 1ère rangée, 2ème rangée, puis la 3ème rangée! Nous y passons tous sous l’œil et les paroles encourageantes de Diane qui nous attend au bout du tapis. Nous sommes tous portés par la musique et l’ambiance détendue et sérieuse qui s’est installée! Puis s’en suit une longue série de différentes consignes…transformer un geste habituel par les jeux des contraires, accentuer l’approche au sol , simuler un espace en apesanteur , personnifier des félins, danser comme on le sent et puis se stopper brusquement pour ensuite tomber comme si l’on avait perdu l’usage entier de notre corps, comme si l’on mourrait! Se relever et refaire de même et puis tomber de nouveau, ou plutôt comme le disait si bien Diane: “tu remeurs encore!” tout en feignant l’action, ce qui d’ailleurs avait le don de provoquer l’hilarité générale! Après chaque vague de danse, la fatigue se fait plus prononcée. L’on essaye de reprendre le souffle. Je m’arrête le temps de deux ou trois consignes, courbaturée et morte d’épuisement. Siaka reconnaît en souriant que ça n’est pas évident du tout pendant qu’Emi, rouge comme une tomate, me propose différentes méthodes pour me relâcher ou alors améliorer mon approche au sol. Une des multiples preuves que l’entraide est une valeur vraiment fondamentale au sein de Sunu Street!

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La seconde partie de la carte blanche se termine sur un Freestyle. Diane est consciente que chacun des danseurs présents à un style bien propre à lui, et loin d’elle l’idée de l’omettre. Au contraire, elle nous propose d’observer les consignes citées plus haut, mais de laisser libre cours à qui nous sommes vraiment. Krumpeurs, danseurs contemporains traditionnels, danseurs de hip-hop…voilà ce qui doit en ressortir! elle se positionne au bout du tapis en face de nous et quand la musique commence et que les danseurs s’élancent en s’abandonnant au bonheur de danser comme s’ils étaient en transe ,un contentement sans bornes se lie sur son visage et une ferveur énergique la pousse à s’y mettre aussi tout en prenant soin de distribuer des “parfait!” “C’est exactement ça!” par ci par là, à l’intention de chaque danseur.

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Pour clore la séance, nous entamons enfin une petite chorégraphie regroupant un peu tous les exercices effectués au préalable. Très à l’écoute, Diane s’enquiert d’abord de notre disposition physique: “Vous êtes fatigués?”, “on peut continuer?”, ” deux minutes de pause, allez boire un peu d’eau et on reprend”. Ceci fait, nous suivons Diane qui nous compose une chorégraphie rythmique et quasi virulente avec des sauts et des postures d’arts martiaux (postures que je suis personnellement très heureuse d’effectuer car c’est le seul moment où je peux daigner me reposer tout en feignant une concentration très particulière haha je me sens samouraï plus que jamais…lol). La chorégraphie se poursuit,…et enfin, le dernier pas nous ai montré! Diane s’élance et fait une longue roulade sur le flanc en allant vers la droite, puis un grand saut comme si elle s’envolait et une deuxième roulade sur le flanc en allant vers la gauche suivie d’un autre saut. Elle s’arrête et nous jette un coup d’œil quelque peu moqueur. Tout le monde s’esclaffe! Emi tout aussi amusé déclare que c’est le piège de la fin! C’était évident, Il fallait absolument finir sur une note du genre 🙂

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La carte blanche prend fin. L’artiste du jour nous demande si ça nous a plu et toutes les têtes acquiescent avec empressement! Nous la remercions chaleureusement. C’était super! Génial! Trop intéressant! Tout le monde est véritablement content de l’expérience.

Sueur, rires, souffles coupées, pause eau, étirements, concentration, partage, sérieux, réflexion…c’est un travail éprouvant mais extrêmement  original et riche en découvertes que de daigner mettre les pieds dans le monde de Diane Fardoun.

Merci beaucoup Diane, pour cette magnifique expérience! 😀

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Coming soon…l’espace Sunu Street!

Sans prévenir le temps passe et nous voilà à quelques jours de l’ouverture de L’espace Sunu Street au Centre Culturel Blaise Senghor.

 

Au mois de Mars s’engagent les travaux de rénovation de la salle d’exposition du centre.

Ils sont encadrés par Jean-Alain Van, ingénier dans le bâtiment, né à Dakar et venu tout droit de Paris pour mettre sa pierre à l’édifice Sunu Street.

Que demander de mieux pour l’assister qu’une équipe motivée et fanfaronne constituée de danseurs volontaires ! (Un grand merci à Ryou, Bakary, Émi, Nabi, Coucou et à tout ceux qui sont passé encourager)

Ça ponce, ça dévisse, ça enduit, ça peint, ça visse et toujours…ça danse ! ♥

Le tout ponctué d’anecdotes croquantes sur le Dakar des années 80’s et de proverbes wolof de Monsieur l’ingénieur.

Mais ne croyez pas, on bosse dure. Avant l’ouverture de la salle il faut

–       Refaire l’étanchéité du toit (formation au mois d’août = saison des pluies)
–       Refaire tout le système électrique en le mettant aux normes
–       Refaire les murs et les peindre
–       Mettre un sol adapté
–       Monter les miroirs et….
–       DANSER

Le bonheur de l’accomplissement est là. Pas à pas nous avançons.

La force et la beauté de ce projet résident dans l’instant présent, travailler main dans la main avec les acteurs concernés devenus des amis, travailler avec et pour cette grande famille en construction.

Une belle aventure qui est également l’occasion d’une rencontre intergénérationnelle et interculturelle.

Sunu Street c’est maintenant !

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