Pendant ce temps, à Blaise Senghor…

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Les travaux d’aménagement de la salle d’exposition du Centre Culturel Blaise Senghor ont commencé ce mardi 11 Mars 2014. Toute une équipe de bénévoles se dévoue activement a réhabiliter la salle en un espace qui sera praticable pour les futurs danseurs membres du projet.

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Evènement de Présentation du 9 Janvier 2014

Nous avons eu le plaisir de présenter notre projet, le 9 janvier dernier, dans la salle de spectacle du Centre Culturel Blaise Senghor, en présence de nos partenaires, l’Union Européenne, le directeur du CCBS, les membres de l’association Afreekanam et la directrice du festival Kay Fecc, Mme Gacirah Diagne, ainsi que des journalistes et acteurs des cultures urbaines.

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 L’ évènement est un succes! 

Plus de cinquante jeunes danseurs des différents « crews » de Dakar sont présents, suivent avec intérêt la présentation du projet faite par rétroprojection, coupée de photos et vidéos sur la danse urbaine au Sénégal et le projet à venir. Nos différents partenaires prennent également la parole

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Apres des échanges et questions-réponses par les différents intervenants, la présentation se conclut par une surprise : les danseurs sont invités à monter sur scène pour une session freestyle au rythme des percussions …!

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Les retours du public sont unanimement positifs et enthousiastes : le projet gagne en visibilité, en adhérents et en bons conseils. Les prochaines étapes : le démarrage effectif avec l’aménagement de l’espace dédié au sein du Centre Culturel Blaise Senghor. Au boulot !

SUNU Street: Entretien a la Radio Sénégalaise Internationale

Entretien de Naima Gaye, Khoudia Touré et Anne-Marie Van avec Alioune Diop, dans l’émission “Les matins de RSI”.

Les matins de RSI s’intéressent de façon large aux différentes facettes du patrimoine culturel national. Cette émission organisée par un homme de culture Alioune Diop est animée en compagnie d’un invité du monde de la culture pour échanger sur des questions qui touchent à l’art plastique, à la danse, à la production artistique, du théâtre etc.

Entretien du mercredi 8 Janvier 2014.

https://soundcloud.com/nachkeepon/sunu-street-la-rsi-avec

SUNU Street: la Naissance du Projet (Part 2)

Derrière le projet… des femmes!

Apres un été bien agité et mouvementé en danse, stages, et émotions, Khoudia, Naima et Nach sont encore à Dakar. Nous sommes au mois d’Aout 2013, les danseurs du crew R.A.F sont rentres a Paris, les jeunes danseurs sont en vacances, c’est l’hivernage et la fin du Ramadan pour certains. L’atmosphère est calme.

Les filles réunies continuent à se poser des questions et évoquent les projets auxquels elles réfléchissent depuis longtemps: pour Khoudia, l’ouverture et l’aménagement d’une salle dédiée aux danseurs, ou ils pourront faire leurs entrainements dans de bonnes conditions et travailler tous ensemble. Pour Naima et Nach, des sessions de formations de formateurs en danse urbaine doivent être organisées plus régulièrement et dans la durée afin d’augmenter le niveau et de créer une nouvelle génération qui soutiendra les anciens.

Pourquoi ne pas faire ça ensemble? Les filles commencent à réfléchir.

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Les premières ébauches du projet naissent sur le papier. Celui-ci s’appellera « SUNU Street » (SUNU : notre, en wolof) car la rue est le synonyme d’une autre réalité pour les jeunes danseurs urbains, un lieu de vie, de passions et de valeurs positives. Pour elles, c’est ce qu’il s’agit de montrer, de prouver et de valoriser.

L’appel à Projet de l’Union Européenne

Quelques mois plus tôt, la délégation de l’Union Européenne au Sénégal lançait un appel à projet sur le thème des “Cultures Urbaines au Sénégal”.  Son objectif général était d’appuyer les actions qui visent à promouvoir une société inclusive et responsabilisée. Les résultats attendus de cet appel à propositions?

1/ Les acteurs des cultures urbaines sont mis sur la voie de la professionnalisation et gagnent en savoir-faire pour organiser leurs événements et véhiculer leurs messages.

2/ Davantage de produits culturels/messages citoyens issus des cultures urbaines sont visibles/diffusés.

3/ Des événements portés par les cultures urbaines servent la réalisation d’actions de quartier citoyennes et positives pour l’espace urbain.

Les subventions par projet sont comprises entre 20 000 euros et 40 000 euros, pour des associations basées au Sénégal ou dans l’un des pays membre de l’Union européenne, et engagées dans les cultures urbaines. Une chance inespérée !

Un moment clé pour la réalisation du projet

Les toutes nouvelles « chefs de projet » se mettent donc au travail pour l’élaboration du dossier. Il faut trouver le lieu le plus approprie, et les partenaires adéquats. Il faut aussi voir comment intégrer l’action dans les capacités de l’association Roots and Feelings, association du crew R.A.F. qui sera directement en charge de la préparation du projet et que Khoudia, Naima et Nach ont rejointe quelques mois auparavant. Le dossier demande beaucoup d’heures de travail pour mettre à plat et par écrit toutes les étapes de la réalisation de SUNU Street dans ses moindres détails : budget, méthodologie, description de l’action et du groupe cible visé…

Le dossier est déposé en Septembre 2013. L’évaluation des candidatures dure quelques mois. Un beau matin, l’équipe reçoit une notification : le projet est en 3eme position sur la liste des présélectionnes. La décision d’attribution se concrétise quelques jours plus tard, au mois de Décembre 2013 : SUNU Street est définitivement sélectionné et fait partie des trois projets lauréats de l’appel à propositions. Pour toute l’équipe, c’est une joie immense : le projet représente une chance  pour de nombreux jeunes de bénéficier d’un lieu de référence pour la pratique des cultures urbaines, de formations professionnelles de danse, ainsi qu’un accès à la production et diffusions des œuvres artistiques. La subvention de l’Union Européenne permettra de débuter le projet très vite : la signature du contrat de subvention se fait le 23 Décembre 2013. SUNU Street inclut un budget total de 60,000euros, ce qui permet dans un premier temps, de concrétiser le financement des deux-tiers des ressources nécessaires au projet.

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L’équipe se lance dans l’aventure avec passion. Pour Khoudia, Naima et Nach, c’est une étape décisive : elles sont conscientes qu’un travail énorme les attendent, et que la mise en place d’un projet pareil ne sera pas une chose facile. Mais c’est aussi une motivation sans nom que de pouvoir mettre en place leur propre projet, avec le soutien des danseurs, de leur entourage, et de tous les bénévoles qui les ont suivies jusqu’à présent !

SUNU Street, c’est parti ! 

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SUNU Street: la Naissance du Projet (Part 1)

L’élaboration du projet SUNU Street vient d’un constat criant. Dans la ville de Dakar, les danseurs urbains manquent de visibilité et pratiquant leur art dans des conditions souvent précaires. Il n’existe pas de flots réguliers d’informations sur la danse urbaine, sa promotion est faible, et on constate un déficit de sa représentation dans le secteur culturel.

Un moment majeur… la venue de R.A.F a Dakar

En Juin 2013 l’association Roots and Feelings est sollicitée par le festival « Kaay Fecc » dirigé par Gacirah Diagne, pour donner bénévolement quinze jours d’ateliers aux jeunes danseurs urbains de la ville de Dakar.

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Les ateliers durent quinze jours. Avec un nombre initial prévu de 25 danseurs, le nombre de participants s’agrandit de jours en jours. 30, puis 40, puis 50 danseurs krump, bboys, poppeurs, debout: tout le monde se réunit jour après jour pour des heures d’ateliers en danses urbaines, sous l’ombre accueillante des arbres de Douta Seck.

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À la fin de cette session d’ateliers, un spectacle est présenté sur la scène du festival. L’ensemble des participants se réunit avant la scène: formateurs, danseurs, organisateurs…tous se font remettre un tee-shirt au nom de R.A.F Soldiaz: etre un soldat pour sa passion, pour le hiphop, pour cet esprit de communauté. GNO KO BOK – On est ensemble !

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Ce spectacle, grand moment de partage et d’expression, marque les esprits de tous... L’association réalise alors l’ampleur du potentiel des jeunes, leur grande motivation et soif d’apprentissage.

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Ces jeunes danseurs sont venus en grand nombre et ont apprécié, travaillé, contribué a ce moment d’unité et de collaboration collective, pour la mise en place d’un projet artistique de qualité. Une vague d’enthousiasme nait auprès des jeunes et des artistes intervenants. Tous ont la meme idée et la meme volonté en tete: Il faut systématiser de tels projets, travailler ensemble à implanter une vraie structure de création artistique pour la danse urbaine au Sénégal.

Dakar formation juin 2013 /R.A.F soldiaz