Coming soon…l’espace Sunu Street!

Sans prévenir le temps passe et nous voilà à quelques jours de l’ouverture de L’espace Sunu Street au Centre Culturel Blaise Senghor.

 

Au mois de Mars s’engagent les travaux de rénovation de la salle d’exposition du centre.

Ils sont encadrés par Jean-Alain Van, ingénier dans le bâtiment, né à Dakar et venu tout droit de Paris pour mettre sa pierre à l’édifice Sunu Street.

Que demander de mieux pour l’assister qu’une équipe motivée et fanfaronne constituée de danseurs volontaires ! (Un grand merci à Ryou, Bakary, Émi, Nabi, Coucou et à tout ceux qui sont passé encourager)

Ça ponce, ça dévisse, ça enduit, ça peint, ça visse et toujours…ça danse ! ♥

Le tout ponctué d’anecdotes croquantes sur le Dakar des années 80’s et de proverbes wolof de Monsieur l’ingénieur.

Mais ne croyez pas, on bosse dure. Avant l’ouverture de la salle il faut

–       Refaire l’étanchéité du toit (formation au mois d’août = saison des pluies)
–       Refaire tout le système électrique en le mettant aux normes
–       Refaire les murs et les peindre
–       Mettre un sol adapté
–       Monter les miroirs et….
–       DANSER

Le bonheur de l’accomplissement est là. Pas à pas nous avançons.

La force et la beauté de ce projet résident dans l’instant présent, travailler main dans la main avec les acteurs concernés devenus des amis, travailler avec et pour cette grande famille en construction.

Une belle aventure qui est également l’occasion d’une rencontre intergénérationnelle et interculturelle.

Sunu Street c’est maintenant !

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Video de la semaine: L’association Danse Fé

 

DANSE Fé (Danse au Féminin) est une association 100% Féminine qui crée des plates formes d’expressions. Danse Fé a un groupe de danse Glamour et une compagnie de danse qui porte le même nom Cie Danse Fé. Elle a vu le jour au début de l’année 2010 et réunit des danseuses de différents groupes des capitales du sénégalaise et gabonaise. Le but recherché par cette association est de regrouper toutes ces danseuses en une seule entité afin que le monde artistique et le public se rendent compte que la femme est réellement impliquée, elle se soucie du devenir de la société.

L’équipe SUNU Street a rencontré Aida Camara et Mariama Jassi et les écoute nous parler de leur vécu dans la danse urbaine au Sénégal. 

 

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Housedance et entrainements de rue

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La Housedance est une danse sociale faisant partie des danses urbaines, principalement dansée sur la musique « house » qui a ses racines dans les clubs de Chicago et de New York, au milieu des années 1980. La Housedance met l’accent sur des jeux de jambe rapides et complexes combinés avec des mouvements fluides dans le torse, ainsi que le travail du sol.

La House Dance est une fusion de l’ère post –disco. Elle nait aux Etats-Unis avec l’essor des musiques électroniques. Danse à base communautaire, elle est popularisée par les minorités sociales du New York de cette époque,  suivant l’évolution de la musique et l’apparition des premiers DJs.

Tous s’accordent à dire que la plus grande influence reste la danse africaine. Les jeux de jambes, les mouvements du torse, et les polyrythmies joués par les batteurs en danse africaine ont apporté une approche de la musique et de la danse différente. «Toute forme de danse a ses racines dans la danse africaine. Si je devais énumérer toutes mes influences, il me faudrait un autre article tout entier », continue Marjory Smarth, ” mais ce sont les rythmes afro-Caribéens qui étaient ma fondation ».

 

–> Housedance au Senegal… pourquoi pas?

En Décembre 2012, le collectif nouvellement constitué IndaHouse Dakar décide d’inscrire cinq danseurs regroupant diverses nationalités (Sénégal, Gabon, et Burkina Faso) à la « Nuit de la Danse », un concours chorégraphique hiphop organisé annuellement à Dakar. Le groupe fait face à de grandes difficultés pour trouver un espace de répétitions pour sa création. Nos jeunes danseurs doivent bien souvent faire leurs répétitions dans la rue, par manque de moyens.  Cependant le spectacle est un succès. Ils continuent d’organiser des rassemblements réguliers entre danseurs pendant de nombreux mois.

Ci-dessous des moments volés des sessions Housedance sur les deux voies du quartier Sacré-Coeur (BBA)… en ombres chinoises:

House session a BBA

En Afrique en général, l’Afrique du Sud, l’Angola et le Kenya émergent dans la scene “housemusic” avec l’influence de l'”afro-house”. Beaucoup s’accordent a dire que la housedance peut avoir un bon berceau au Sénégal. En Juillet 2013, des stages autour de la housedance et une soiree de rétroprojection organisée par le collectif “Dudettes” rassemblent plus de 40 danseurs!

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La vague house continue par la suite apres la présence de tous les danseurs lors de la 1ere edition du festival annuel, OG Weekender, reunissant des DJs de Belgique, Montreal, Londres et NYC et tous les amoureux de la housemusic a Dakar en Novembre 2013. La ferveur de cette musique accueillante et chaleureuse rassemble danseurs hiphop, traditionnels, circasiens et amateurs dans un ‘kuduro” enflammé.

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Un pas de plus dans les cultures urbaines. Longue vie au mouvement House senegalais!

Danses Urbaines au Sénégal – les Défis

Aujourd’hui , trois contraintes principales pour les jeunes danseurs urbains …

•Pas d’espace propre où pratiquer leur art,

•Encore peu d’unité, et de rencontre entre ces différents groupes de jeunes, freinant leur capacité et leur potentiel artistique.
•Une pression sociale, liée au manque d’institutionnalisation de la danse urbaine.

Des problèmes clairement ciblés par les danseurs eux-mêmes:

•Le déficit de formations des acteurs des cultures urbaines.
•L’intervention encore faible de professionnels auprès de la jeunesse talentueuse.
•Le besoin d’un plus grand soutien à la création artistique dans les styles urbains et leur diffusion.
•Le manque d’infrastructures spécifiquement dédiées à ces cultures, qui conduit à l’absence d’espaces de partage et d’information et à la faible programmation artistique d’œuvres urbaines dans les espaces culturels de la ville de Dakar.

… mais aussi des opportunités!

•L’intérêt du milieu hip-hop international pour l’Afrique
•Le besoin de reconnaissance du mouvement hip-hop africain
•Les actions de soutien de certaines institutions culturelles
•L’organisation continue de « battles » (compétitions) sur l’ensemble du territoire, promouvant la visibilité et les rencontres entre jeunes danseurs.
Photographie: Calo Yeleen Vision
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Danses Urbaines au Sénégal – le Sabar

Le sabar est un terme qui désigne à la fois un instrument de percussion, un style de musique, une forme de danse  et une fête traditionnelle, populaires au Sénégal. Le sabar occupe une place de choix dans la musique sénégalaise traditionnelle et contemporaine. La notoriété internationale du sabar doit beaucoup à Doudou N’diaye Rose et aux musiques à la mode telle que le mbalax qui l’utilise couramment.

Est-ce que le sabar est une danse urbaine?

Dans la ville de Dakar, le sabar est une danse très populaire qui se pratique dans la rue, lors des “taneber” : des réunions nocturnes avec la foule et les musiciens où les hommes et les femmes dansent au rythme des percussions.

Trailer documentaire du film “Sabar” d’Arda Nederveem

http://vimeo.com/76708535

Parce que le sabar fait partie de l’identité des danseurs traditionnels sénégalais, le projet SUNU Street se demande comment intégrer cette “danse urbaine” aux connaissances des jeunes danseurs hiphop de la ville de Dakar.

Valorisation de l’identité par l’ « Afro-pop » : Notre collaboration avec l’association Afreekanam sera l’occasion de présenter aux apprentis une compagnie locale qui se développe autour des danses traditionnelles et des danses urbaines. Les danseurs de la compagnie interviendront de manière régulière à travers des master classes et des prises de parole lors des conférences et discussions.

L’intervention d’une compagnie locale et l’approche du style Afro-pop seront un moyen de rapprocher les jeunes talents de leur identité de danseurs urbains évoluant dans un pays d’Afrique.

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Danses Urbaines au Sénégal – Les Battles

Les “battles” (compétitions) de danse hiphop font partie intégrante de la culture urbaine.

Autrefois organisés de facon ponctuelle, les battles commencent a se régulariser avec des évenements bien précis, tels que le Battle National (battle annuel pour une sélection de danseurs sénégalais sur l’ensemble du territoire), le Red Bull BC One, Dakar Original Floor, Battle Gladiator…

Photos extraites du battle the Jungle, organisé par Big Seush, un pionnier du mouvement krump au Sénégal – Crédit photos: Bizenga Photography

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Notre “envoyée spéciale” suit une séance d’entrainement du groupe Extreme BBoys au CLAC (Centre Socio-Culturel de la Ville de Dakar)

Danses Urbaines au Sénégal – l’Histoire

Au Sénégal, les cultures urbaines sont fortement associées au mouvement Hip Hop étendu sur l’ensemble du territoire.

Ce secteur représente un mouvement culturel en plein essor depuis les années 80, offrant un potentiel artistique intéressant et prisé des jeunes générations.

Des les années 1990, l’émergence de groupes de danse hiphop commence à se manifester. “SoulBody Ground”, “Crazy Elements”, “Xtreme BBoys”… les jeunes danseurs sénégalais s’inspirent entre eux, l’accès aux modes de diffusion internet n’étant pas encore répandu comme à l’heure actuelle. La majorité des danseurs s’intéresse à la technique du breakdance, une danse au sol aux figures acrobatiques impressionnantes.

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Groupes de danse hiphop a Dakar (fin des années 1990-debut des années 2000) Credit photos: Association Yengul Hiphop

Les danseurs s’entrainent chez eux, dans la rue ou, lorsqu’ils en ont la chance, dans une vraie salle de danse. C’est l’époque des 1ers “battles” (compétitions) de danse hiphop organisées dans des espaces et avec du matériel de fortune. On peut voir les jeunes danseurs s’entrainer pendant des heures, rager, distendre leur corps, travailler sans relâche jusqu’à atteindre le moment inespéré où la figure tant attendue vient a eux. Toute une énergie se dégage lors de ces compétitions, où l’important n’est pas juste d’être le plus fort, mais aussi de défendre ses couleurs, son groupe, son drapeau. Se battre pour sa passion.

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Quelques groupes de danse venant d’Europe se rendent au Sénégal mais de façon très ponctuelle, l’intervention la plus connue étant celle du groupe Wanted Possee à Dakar en 2003. Le manque d’infrastructures et de visibilité des danseurs urbains rendent ces interventions encore rares. Le mouvement hiphop continue lentement de se développer pendant les années 2000. Les événements autour des danses hiphop sont plus nombreux, organisés par des associations de danse urbaine: Battle National organisé par l’association Kaay Fecc, réunissant tous les danseurs hiphop du Sénégal, Nuit de la Danse par l’association SNBBattle Urbanation Bboys…

AUJOURD’HUI…

La culture urbaine s’est rapidement implantée au Sénégal depuis le milieu des années 1980. En zone urbaine, les jeunes représentent près de 40% de la population totale.

Dans les aires urbaines du Sénégal tout entier, de nombreux jeunes venant de quartiers défavorisés pratiquent l’art de la danse comme une échappatoire à leur quotidien. Le souhait premier de ces jeunes est de pouvoir pratiquer leur passion de manière saine et constructive.

Groupes de danse hiphop a Dakar (2013)  Credit photos: Calo Yeleen Vision 

Le fil conducteur de SUNU Street :

Nous visons a la mise en place d’une structure organisée et opérationnelle permettant la revalorisation de la danse urbaine comme une activité sociale constructive. Notre but est la reconnaissance des danseurs urbains, par l’entreprise et la réalisation de projets artistiques, la professionnalisation, la production et diffusion des oeuvres realisées.