SUNU STREET aux HIP-HOP GAMES concept – LILLE

Après un mois d’aventure, Dakar-Paris–Lille-Paris-Dakar, la team SUNU Street est de retour à Dakar: Dexter, Cortex, Vieira et Khoudia se sont battus comme des Lions et on remporté la deuxième place de la finale de la compétition des Jeux de la Danse, les Hip-Hop Games Concept. Celle-ci s’est déroulée au Grand Sud à Lille, le samedi 8 Novembre 2014.

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L’aventure a commencé en Juin, a Saint-Louis.

La team SUNU Street remporte la qualification Sénégal. quatre danseurs, quatre styles, quatre groupes représentés: Indahouse Dakar, SenegalBattles, Afreekanam, Roots Empire. Tous unis pour un même but.

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Prochaine étape, approfondir le travail ensemble. La team SUNU Street fait partie des cinq équipes finalistes qualifiées dans différentes villes de France (Cie Bad Trip à Paris, Cie N.S à Bordeaux, Cie Just1Kiff au Nord) ainsi que la Cie Le Collectif a la Réunion. Pour la team SUNU Street, le défi est de remporter le maximum d’épreuves et de présenter un extrait d’une création chorégraphique de 7 minutes.

Leur désir est de montrer que l’Afrique est bien là ! Ils veulent se démarquer grâce à un show qui mêlera danses urbaines, danses traditionnelles, et afro modernes. Ils clament haut et fort leur identité.

Les premières répétitions commencent, dans l’atmosphère chaude du Centre Culturel Blaise Senghor.

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Le 27 octobre, la team s’envole pour Lille, portant avec soi tous les encouragements de ceux qui l’ont accompagné : Ciré, Dany, Siaka, Directeur, Samourai, Bakary, Ibou, les musiciens… La France est un nouveau tournant, l’occasion d’échanger avec des danseurs de différents horizons. Des stages de danse sont organisés durant toute une semaine. Ils permettent de beaux moments d’échanges avec les danseurs du Nord.

House, Krump, B-boying, Afro-pop se dansent au rythme des calebasses, des percussions, et des sourires

 

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L’Epilogue du Hip-Hop Games Concept commence. La salle est comble. Le public soutient les danseurs à chaque épreuve, toutes aussi originales les unes que les autres.

La « Playlist variée », la « Roulette d’accessoires », la « Source »,  la « Contrainte d’espace »,  la « Minute explosive » et le «Jocker»

Il faut beaucoup d’écoute, d’imagination et de créativité à chacune des cinq équipes pour raconter une histoire dans des situations d’improvisation.

Le « Joker » ! Ce sont des musiciens percussionnistes live qui accompagnent la team SUNU Street dans la démonstration de leur pièce chorégraphique.

Le jury délibère. Le verdict tombe. Suspense… la première place revient a la Cie Bad Trip de Paris… suivie de près par SUNU Street ! L’équipe est fière de sa médaille d’argent, Elle a représenté le Sénégal. Elle a représenté l’Afrique. Une Afrique haute en couleurs qui en aura marqué plus d’un.

« Ema’pesa’… Tak jerr… Okhoooooo » : l’Afro-pop, les rythmes afro-modernes, les sonorités joyeuses sont dans les bouches de tous ! Les Hip-Hop Games Concept sont une étape importante pour le projet SUNU Street.

Aussi bien sur le plan de la visibilité, que pour la reconnaissance du mouvement hip-hop africain sur les scènes de danse urbaine internationales.

Une chose est sure, on nous attend avec impatience l’année prochaine !

ET NOUS SERONS LÀ !

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Un immense remerciement à Romuald et à toute son équipe (Nans, Bens, Azdine, Malik …) pour cet événement réussi qui permet chaque année à de nombreux danseurs de se rencontrer et d’échanger dans la joie et la bonne humeur.

« SUNU Street, what you say ? »

« Hiphop Games, what you say ? »

« … AFRICA what you say ? »

«  YO, YO, YOOOOOOOOOO !!!!!!! »

Et la danse contemporaine rencontra le hip-hop…

C’est dans une atmosphère toujours aussi conviviale et propice à l’échange, que la salle Sunu Street du centre Blaise Senghor, et une dizaine de ses formidables danseurs ont accueilli hier soir , dans le cadre d’une carte blanche, la danseuse contemporaine Diane Fardoun

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Dans un festival de paroles enjouées, et de musiques aux rythmes tous plus entrainants les uns que les autres, cette artiste de talent a su nous entrainer avec jovialité et détermination farouche, dans un nouvel univers empreint de folle décadence mais aussi de technique. Si certaines consignes étaient données, elle a cependant laissé l’opportunité aux danseurs d’entrer dans son monde en y apportant une part d’eux-mêmes, un ressenti, une émotion personnelle, une sorte d’histoire à raconter à travers chaque mouvement émanant aussi de leur propre style de danse… une façon de ne pas se départir de leur identité artistique. Un mélange de hip-hop et de contemporain. Une formule tout simplement brillante et fort agréable au regard.

Il s’agissait tout d’abord, pour une entrée en matière, de stimuler certaines parties du corps. Diane nous demande donc à tous de nous allonger sur le dos et de fermer les yeux. Silence. Puis murmures… Sa voix nous dicte la détente, la relaxation. Les corps sont relâchés, apaisés. Après quelques secondes de cette douce quiétude, les yeux toujours clos, il nous faut à présent mouvoir les bras très lentement dans le sens que l’on veut. Prendre le temps de profondément ressentir le mouvement, puis, toujours très lentement accompagner le mouvement des bras par celui du dos et des jambes, faire des vagues, se prélasser sur le tapis de danse doucement, lascivement… cela fait du bien!

Quelques minutes d’étirements félins, de position du fœtus et de hochements de tête laconiques, et il est temps de mettre fin à la première partie de la séance… Oh non encore quelques minutes Diane! D’ailleurs, toujours allongée sur le dos, les yeux clos et l’expression de l’ultime apaisement sur le visage je suis la seule à ne pas entendre qu’il faut ouvrir les yeux et se relever.

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La carte blanche se poursuit. Toujours dans le principe de l’échauffement et avec un accompagnement musical assez envoutant, il s’agit pour notre bonne dizaine de danseurs présents, d’occuper tout l’espace du tapis et de déambuler dans un véritable désordre en se croisant les uns les autres. ” N’hésitez pas à regarder droit dans les yeux les personnes que vous croisez” nous dit Diane. Frôlements et regards inquisiteurs sont alors au rendez-vous, tandis que sans s’en rendre réellement compte, les corps sont échauffés et prêt à l’entrée en action.

Vient ensuite le moment de commencer les choses sérieuses. De basculer dans le vif du sujet! Très motivés et impatients de commencer, trois rangées sont formées: Dexter, Pi et Fatima constituent la première. Derrière eux se tiennent Thiat, Tahicia et junior, et puis enfin, Siaka, Emi et moi-même fermons la boucle. Diane quant à elle, se tient face à nous. Très inspirée et expressive dans ses gestes elle nous donne les directives à l’oral, et en même temps, avec beaucoup de souplesse et une Grace incommensurable, elle nous dresse à travers sa danse une ébauche de ce qu’elle attend de nous.

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Dans un premier temps, chaque rangée doit s’avancer tour à tour en dansant lentement et en traçant des gestes ouverts, comme s’il s’agissait en fait de partager l’énergie que l’on a en soi avec les autres. 1ère rangée, 2ème rangée, puis la 3ème rangée! Nous y passons tous sous l’œil et les paroles encourageantes de Diane qui nous attend au bout du tapis. Nous sommes tous portés par la musique et l’ambiance détendue et sérieuse qui s’est installée! Puis s’en suit une longue série de différentes consignes…transformer un geste habituel par les jeux des contraires, accentuer l’approche au sol , simuler un espace en apesanteur , personnifier des félins, danser comme on le sent et puis se stopper brusquement pour ensuite tomber comme si l’on avait perdu l’usage entier de notre corps, comme si l’on mourrait! Se relever et refaire de même et puis tomber de nouveau, ou plutôt comme le disait si bien Diane: “tu remeurs encore!” tout en feignant l’action, ce qui d’ailleurs avait le don de provoquer l’hilarité générale! Après chaque vague de danse, la fatigue se fait plus prononcée. L’on essaye de reprendre le souffle. Je m’arrête le temps de deux ou trois consignes, courbaturée et morte d’épuisement. Siaka reconnaît en souriant que ça n’est pas évident du tout pendant qu’Emi, rouge comme une tomate, me propose différentes méthodes pour me relâcher ou alors améliorer mon approche au sol. Une des multiples preuves que l’entraide est une valeur vraiment fondamentale au sein de Sunu Street!

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La seconde partie de la carte blanche se termine sur un Freestyle. Diane est consciente que chacun des danseurs présents à un style bien propre à lui, et loin d’elle l’idée de l’omettre. Au contraire, elle nous propose d’observer les consignes citées plus haut, mais de laisser libre cours à qui nous sommes vraiment. Krumpeurs, danseurs contemporains traditionnels, danseurs de hip-hop…voilà ce qui doit en ressortir! elle se positionne au bout du tapis en face de nous et quand la musique commence et que les danseurs s’élancent en s’abandonnant au bonheur de danser comme s’ils étaient en transe ,un contentement sans bornes se lie sur son visage et une ferveur énergique la pousse à s’y mettre aussi tout en prenant soin de distribuer des “parfait!” “C’est exactement ça!” par ci par là, à l’intention de chaque danseur.

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Pour clore la séance, nous entamons enfin une petite chorégraphie regroupant un peu tous les exercices effectués au préalable. Très à l’écoute, Diane s’enquiert d’abord de notre disposition physique: “Vous êtes fatigués?”, “on peut continuer?”, ” deux minutes de pause, allez boire un peu d’eau et on reprend”. Ceci fait, nous suivons Diane qui nous compose une chorégraphie rythmique et quasi virulente avec des sauts et des postures d’arts martiaux (postures que je suis personnellement très heureuse d’effectuer car c’est le seul moment où je peux daigner me reposer tout en feignant une concentration très particulière haha je me sens samouraï plus que jamais…lol). La chorégraphie se poursuit,…et enfin, le dernier pas nous ai montré! Diane s’élance et fait une longue roulade sur le flanc en allant vers la droite, puis un grand saut comme si elle s’envolait et une deuxième roulade sur le flanc en allant vers la gauche suivie d’un autre saut. Elle s’arrête et nous jette un coup d’œil quelque peu moqueur. Tout le monde s’esclaffe! Emi tout aussi amusé déclare que c’est le piège de la fin! C’était évident, Il fallait absolument finir sur une note du genre 🙂

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La carte blanche prend fin. L’artiste du jour nous demande si ça nous a plu et toutes les têtes acquiescent avec empressement! Nous la remercions chaleureusement. C’était super! Génial! Trop intéressant! Tout le monde est véritablement content de l’expérience.

Sueur, rires, souffles coupées, pause eau, étirements, concentration, partage, sérieux, réflexion…c’est un travail éprouvant mais extrêmement  original et riche en découvertes que de daigner mettre les pieds dans le monde de Diane Fardoun.

Merci beaucoup Diane, pour cette magnifique expérience! 😀

Coming soon…l’espace Sunu Street!

Sans prévenir le temps passe et nous voilà à quelques jours de l’ouverture de L’espace Sunu Street au Centre Culturel Blaise Senghor.

 

Au mois de Mars s’engagent les travaux de rénovation de la salle d’exposition du centre.

Ils sont encadrés par Jean-Alain Van, ingénier dans le bâtiment, né à Dakar et venu tout droit de Paris pour mettre sa pierre à l’édifice Sunu Street.

Que demander de mieux pour l’assister qu’une équipe motivée et fanfaronne constituée de danseurs volontaires ! (Un grand merci à Ryou, Bakary, Émi, Nabi, Coucou et à tout ceux qui sont passé encourager)

Ça ponce, ça dévisse, ça enduit, ça peint, ça visse et toujours…ça danse ! ♥

Le tout ponctué d’anecdotes croquantes sur le Dakar des années 80’s et de proverbes wolof de Monsieur l’ingénieur.

Mais ne croyez pas, on bosse dure. Avant l’ouverture de la salle il faut

–       Refaire l’étanchéité du toit (formation au mois d’août = saison des pluies)
–       Refaire tout le système électrique en le mettant aux normes
–       Refaire les murs et les peindre
–       Mettre un sol adapté
–       Monter les miroirs et….
–       DANSER

Le bonheur de l’accomplissement est là. Pas à pas nous avançons.

La force et la beauté de ce projet résident dans l’instant présent, travailler main dans la main avec les acteurs concernés devenus des amis, travailler avec et pour cette grande famille en construction.

Une belle aventure qui est également l’occasion d’une rencontre intergénérationnelle et interculturelle.

Sunu Street c’est maintenant !

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SUNU Street participe a l’Urban Woman Week

Le Vendredi 7 Mars l’Association Africulturban a organisé une conférence au Goethe Institut de Dakar pour mettre en lumière les projets de femmes évoluant dans le domaine des cultures urbaines.

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Quelques jours auparavant, Khoudia et Nach ont eu le plaisir d’etre invitées par l’association à donner des cours de danse House et Krump à des jeunes danseuses adolescentes de la banlieue de Pikine: agées d’entre 13 a 17 ans, ces jeunes filles pratiquent les danses urbaines par elles-meme, s’entrainent de leur mieux dans des conditions difficiles et ont deja monté leur propre groupe, inspirées par les groupes de breakdance des banlieues de Pikine et Guédiawaye. C’est un vrai plaisir de danser, parler, échanger avec elles sur leur vision de la danse, leurs difficultés mais aussi leurs espoirs.

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Cet échange pose aussi la question de l’intégration des regions et des banlieues hors Dakar au projet SUNU Street. Une initiative a répliquer!

Evènement de Présentation du 9 Janvier 2014

Nous avons eu le plaisir de présenter notre projet, le 9 janvier dernier, dans la salle de spectacle du Centre Culturel Blaise Senghor, en présence de nos partenaires, l’Union Européenne, le directeur du CCBS, les membres de l’association Afreekanam et la directrice du festival Kay Fecc, Mme Gacirah Diagne, ainsi que des journalistes et acteurs des cultures urbaines.

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 L’ évènement est un succes! 

Plus de cinquante jeunes danseurs des différents « crews » de Dakar sont présents, suivent avec intérêt la présentation du projet faite par rétroprojection, coupée de photos et vidéos sur la danse urbaine au Sénégal et le projet à venir. Nos différents partenaires prennent également la parole

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Apres des échanges et questions-réponses par les différents intervenants, la présentation se conclut par une surprise : les danseurs sont invités à monter sur scène pour une session freestyle au rythme des percussions …!

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Les retours du public sont unanimement positifs et enthousiastes : le projet gagne en visibilité, en adhérents et en bons conseils. Les prochaines étapes : le démarrage effectif avec l’aménagement de l’espace dédié au sein du Centre Culturel Blaise Senghor. Au boulot !

SUNU Street: la Naissance du Projet (Part 2)

Derrière le projet… des femmes!

Apres un été bien agité et mouvementé en danse, stages, et émotions, Khoudia, Naima et Nach sont encore à Dakar. Nous sommes au mois d’Aout 2013, les danseurs du crew R.A.F sont rentres a Paris, les jeunes danseurs sont en vacances, c’est l’hivernage et la fin du Ramadan pour certains. L’atmosphère est calme.

Les filles réunies continuent à se poser des questions et évoquent les projets auxquels elles réfléchissent depuis longtemps: pour Khoudia, l’ouverture et l’aménagement d’une salle dédiée aux danseurs, ou ils pourront faire leurs entrainements dans de bonnes conditions et travailler tous ensemble. Pour Naima et Nach, des sessions de formations de formateurs en danse urbaine doivent être organisées plus régulièrement et dans la durée afin d’augmenter le niveau et de créer une nouvelle génération qui soutiendra les anciens.

Pourquoi ne pas faire ça ensemble? Les filles commencent à réfléchir.

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Les premières ébauches du projet naissent sur le papier. Celui-ci s’appellera « SUNU Street » (SUNU : notre, en wolof) car la rue est le synonyme d’une autre réalité pour les jeunes danseurs urbains, un lieu de vie, de passions et de valeurs positives. Pour elles, c’est ce qu’il s’agit de montrer, de prouver et de valoriser.

L’appel à Projet de l’Union Européenne

Quelques mois plus tôt, la délégation de l’Union Européenne au Sénégal lançait un appel à projet sur le thème des “Cultures Urbaines au Sénégal”.  Son objectif général était d’appuyer les actions qui visent à promouvoir une société inclusive et responsabilisée. Les résultats attendus de cet appel à propositions?

1/ Les acteurs des cultures urbaines sont mis sur la voie de la professionnalisation et gagnent en savoir-faire pour organiser leurs événements et véhiculer leurs messages.

2/ Davantage de produits culturels/messages citoyens issus des cultures urbaines sont visibles/diffusés.

3/ Des événements portés par les cultures urbaines servent la réalisation d’actions de quartier citoyennes et positives pour l’espace urbain.

Les subventions par projet sont comprises entre 20 000 euros et 40 000 euros, pour des associations basées au Sénégal ou dans l’un des pays membre de l’Union européenne, et engagées dans les cultures urbaines. Une chance inespérée !

Un moment clé pour la réalisation du projet

Les toutes nouvelles « chefs de projet » se mettent donc au travail pour l’élaboration du dossier. Il faut trouver le lieu le plus approprie, et les partenaires adéquats. Il faut aussi voir comment intégrer l’action dans les capacités de l’association Roots and Feelings, association du crew R.A.F. qui sera directement en charge de la préparation du projet et que Khoudia, Naima et Nach ont rejointe quelques mois auparavant. Le dossier demande beaucoup d’heures de travail pour mettre à plat et par écrit toutes les étapes de la réalisation de SUNU Street dans ses moindres détails : budget, méthodologie, description de l’action et du groupe cible visé…

Le dossier est déposé en Septembre 2013. L’évaluation des candidatures dure quelques mois. Un beau matin, l’équipe reçoit une notification : le projet est en 3eme position sur la liste des présélectionnes. La décision d’attribution se concrétise quelques jours plus tard, au mois de Décembre 2013 : SUNU Street est définitivement sélectionné et fait partie des trois projets lauréats de l’appel à propositions. Pour toute l’équipe, c’est une joie immense : le projet représente une chance  pour de nombreux jeunes de bénéficier d’un lieu de référence pour la pratique des cultures urbaines, de formations professionnelles de danse, ainsi qu’un accès à la production et diffusions des œuvres artistiques. La subvention de l’Union Européenne permettra de débuter le projet très vite : la signature du contrat de subvention se fait le 23 Décembre 2013. SUNU Street inclut un budget total de 60,000euros, ce qui permet dans un premier temps, de concrétiser le financement des deux-tiers des ressources nécessaires au projet.

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L’équipe se lance dans l’aventure avec passion. Pour Khoudia, Naima et Nach, c’est une étape décisive : elles sont conscientes qu’un travail énorme les attendent, et que la mise en place d’un projet pareil ne sera pas une chose facile. Mais c’est aussi une motivation sans nom que de pouvoir mettre en place leur propre projet, avec le soutien des danseurs, de leur entourage, et de tous les bénévoles qui les ont suivies jusqu’à présent !

SUNU Street, c’est parti ! 

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SUNU Street: la Naissance du Projet (Part 1)

L’élaboration du projet SUNU Street vient d’un constat criant. Dans la ville de Dakar, les danseurs urbains manquent de visibilité et pratiquant leur art dans des conditions souvent précaires. Il n’existe pas de flots réguliers d’informations sur la danse urbaine, sa promotion est faible, et on constate un déficit de sa représentation dans le secteur culturel.

Un moment majeur… la venue de R.A.F a Dakar

En Juin 2013 l’association Roots and Feelings est sollicitée par le festival « Kaay Fecc » dirigé par Gacirah Diagne, pour donner bénévolement quinze jours d’ateliers aux jeunes danseurs urbains de la ville de Dakar.

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Les ateliers durent quinze jours. Avec un nombre initial prévu de 25 danseurs, le nombre de participants s’agrandit de jours en jours. 30, puis 40, puis 50 danseurs krump, bboys, poppeurs, debout: tout le monde se réunit jour après jour pour des heures d’ateliers en danses urbaines, sous l’ombre accueillante des arbres de Douta Seck.

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À la fin de cette session d’ateliers, un spectacle est présenté sur la scène du festival. L’ensemble des participants se réunit avant la scène: formateurs, danseurs, organisateurs…tous se font remettre un tee-shirt au nom de R.A.F Soldiaz: etre un soldat pour sa passion, pour le hiphop, pour cet esprit de communauté. GNO KO BOK – On est ensemble !

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Ce spectacle, grand moment de partage et d’expression, marque les esprits de tous... L’association réalise alors l’ampleur du potentiel des jeunes, leur grande motivation et soif d’apprentissage.

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Ces jeunes danseurs sont venus en grand nombre et ont apprécié, travaillé, contribué a ce moment d’unité et de collaboration collective, pour la mise en place d’un projet artistique de qualité. Une vague d’enthousiasme nait auprès des jeunes et des artistes intervenants. Tous ont la meme idée et la meme volonté en tete: Il faut systématiser de tels projets, travailler ensemble à implanter une vraie structure de création artistique pour la danse urbaine au Sénégal.

Dakar formation juin 2013 /R.A.F soldiaz